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L’IPC 2020 : Haïti figure dans le top 50 des pays les plus corrompus au monde

L’IPC 2020 : Haïti figure dans le top 50 des pays les plus corrompus au monde



L’ONG Transparency International a rendu public son dernier classement annuel sur l’indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde. Pour l’année 2020, 180 pays ont été passés au crible pour évaluer leur degré de corruption ressenti sur une échelle de 0 à 100, du plus corrompu au plus vertueux. Sans surprise, Haïti figure dans le top 50 des pays les plus corrompus au monde. Avec un score de 18/100, elle se retrouve au 170e rang sur 180 pays, a-t-on remarqué dans le rapport.

Alors que la planète traverse une crise sanitaire, l’IPC dresse un tableau assez sombre de l’état de corruption dans le monde. Selon l’ONG Transparency International, la plupart des pays ont fait peu ou pas de progrès dans la lutte contre la corruption en près d’une décennie, de sorte que plus des deux tiers des pays obtiennent un score inférieur à 50 sur l’IPC de cette année, avec un score moyen de 43 seulement. Des actes de corruption durant la crise liée à la COVID-19 ont été recensés dans le monde entier.

Par ailleurs, les données montrent qu’en dépit de certains progrès, la plupart des pays ne parviennent toujours pas à lutter efficacement contre la corruption dans le secteur public. Toutefois, les analystes, à travers ce rapport, montrent que la corruption fragilise la réponse sanitaire mondiale à la Covid-19, mais contribue également à approfondir la crise démocratique en cours.

Parlant du coronavirus, les différentes données présentées révèlent que la corruption touche l’ensemble de la réponse à la Covid-19. Qu’il s’agisse de l’accès aux tests de dépistage, aux traitements et aux autres services de santé, ou encore de la passation de marchés publics de fournitures médicales et de la préparation générale aux situations d’urgence.

La corruption détourne les dépenses publiques des services essentiels. Les pays avec des niveaux de corruption plus élevés, quel que soit leur développement économique, ont tendance à dépenser moins pour la santé, souligne le rapport.

Au niveau mondial, les cinq pays qui occupent la tête du classement selon l’IPC sont le Danemark et la Nouvelle-Zélande avec un score de 88, suivis de la Finlande, Singapour, la Suède et la Suisse, avec un score de 85 chacun.
Les cinq pays qui sont en bas du classement sont le Soudan du Sud et la Somalie avec une note de 12 sur 100 chacun et occupent respectivement les 180e et 179e rangs, suivis par la Syrie 14/100 (178e rang). Le Yémen et le Venezuela obtiennent un score de 15 sur 100 avec au rang respectif de 177e et 176e.

Au niveau régional, les résultats publiés montrent à clair que la région la plus performante est l’Europe de l’Ouest et l’Union européenne, avec un score moyen de 66. Les régions les moins bien notées sont l’Afrique subsaharienne (32), l’Europe de l’Est et l’Asie centrale (36).

Cependant, dans le continent d’Amérique, le rapport mentionne que le Canada et l’Uruguay sont toujours les plus performants, avec des scores de 77 et 71 respectivement, tandis que le Nicaragua, Haïti et le Venezuela sont les moins performants, avec des scores de 22, 18 et 15 respectivement. Cependant, avec un score de 67 sur 100, le rapport de l’IPC affirme que les États-Unis atteignent leur score le plus bas sur l’IPC depuis 2012.

Selon la présidente de Transparency international, Delia ferreira Rubio, la Covid-19 n’est pas seulement une crise sur le plan sanitaire et économique. Elle est aussi une crise sur le plan de la corruption qui, pour l’instant, n’est pas endiguée. Les pays qui obtiennent de bons résultats à l’IPC investissent davantage dans les soins de santé.

Toutefois, pour lutter contre la Covid-19 et freiner la corruption, les analystes font savoir que les gouvernements doivent renforcer les organes de surveillance, pour que les ressources soient effectivement distribuées à ceux qui en ont le plus besoin, et non pas détournées par des personnes corrompues, les autorités de lutte contre la corruption et les organes de surveillance doivent avoir les fonds, les ressources et l’indépendance nécessaires pour remplir leurs fonctions.

Toujours selon l’ONG, vu que de nombreux gouvernements ont considérablement assoupli les procédures de passation de marchés, et ces procédures précipitées et opaques offrent toujours de nombreuses possibilités de corruption et de détournement des ressources publiques, les analystes optent pour que les processus de passation de marchés publics soient restés ouverts et transparents, afin de lutter contre les malversations, d’identifier les conflits d'intérêts et de garantir une clarification équitable.


Dans la lutte contre la corruption, l’IPC estime que les groupes de la société civile et les médias doivent pouvoir travailler dans des conditions leur permettant de demander des comptes aux gouvernements. Et pour garantir des réponses politiques justes et équitables, les gouvernements d’après les spécialistes, devraient également veiller à ce que les citoyens reçoivent des informations facilement, opportunes et significatives, en garantissant leur droit d’accès à l’information.

Peterson Jean Gilles




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