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L'inflation et le dollar US grimpent, les salaires stagnent

L'inflation et le dollar US grimpent, les salaires stagnent








Le taux de change ne cesse de grimper dans le pays pendant ces derniers jours. Selon le taux de référence disponible sur le site de la banque de la République d’Haïti(BRH), il vous faut 93,38 gourdes pour un dollar américain. Une situation qui met de jour en jour les salariés en gourde en difficulté de répondre à leurs besoins.

La décote de la monnaie locale face aux monnaies étrangères continue de poursuivre sa course. En effet, en dépit de diverses interventions de la banque centrale, de 2011 à nos jours, le taux de change est passé de 40,27 à 93 gourdes pour un dollar US. Ce qui explique que la population haïtienne est pénalisée. Ce constat est patent. De ce fait, un salaire mensuel de 15 000 gourdes aujourd’hui vaut moins de 170 dollars américains. Selon le constat des économistes vivant dans le pays, le pouvoir d’achat de la population haïtienne est rongé en grande partie par la hausse du taux de change.

À cet effet, elle se trouve dans l’« illusion monétaire ». Certains employés rencontrés par le journal Le National ce mercredi 11 septembre ont affirmé que vu la montée du dollar leur salaire ne vaut presque rien.

Jean Marc est un jeune de moins de 30 ans qui travaille dans une entreprise de la zone métropolitaine, il se plaint à cause de la décote de la gourde qui affecte son salaire. « Avant la dégringolade de la monnaie locale, mon salaire mensuel de 10 000 gourdes valait environ plus de 200 dollars américains, aujourd’hui cela représente moins de 110 dollars US », a déploré ce jeune garçon tout en soulignant que les produits ne cessent d’augmenter dans le pays.

À part de la hausse du taux de change qui affecte les salariés en gourdes, il y a l’accélération de l’inflation. En effet, selon la dernière note de l’institut haïtien de statistique et d’informatique concernant le coin de l’IPC, le taux d’inflation a atteint de 19,1 % au cours du mois de juillet. Pour ce jeune, l’État est responsable de cette situation. En ce sens, avance-t-il, le pouvoir central ne met aucune stratégie en marche devant valoriser la production nationale. « On ne peut pas fonctionner dans un pays où la majorité des produits sont importés », a-t-il dénoncé.

D’après Makenson « nom d’emprunt », la dépréciation « exagérée » de la gourde par rapport à la devise américaine empêche les gens qui ont un salaire en gourde à acheter des objets à l’étranger « pour effectuer des achats à l’échelle internationale », a indiqué Makenson. Par ailleurs, ce jeune croit que l’augmentation des salaires n’est pas la véritable solution. Car, dit-il, il faut que l’Etat central crée des conditions permettant tous les fils du pays de vivre normalement.

Si l’on se réfère au dernier arrêté fixant le salaire minimum des personnes travaillant dans le secteur sous-traitance de 350 à 400 gourdes par jour, ces derniers-là perçoivent un salaire de moins 110 dollars us le mois. Selon le constat de plus d’un, la dépréciation de la gourde par rapport au dollar n’affecte pas seulement les employés, les employeurs eux aussi sont touchés par ce problème. De ce fait, certains employeurs se plaignent.

Il importe de rappeler que plusieurs millions de dollars ont déjà été injectés dans le marché de change dans le cadre de la politique monétaire dans la banque centrale.

Dans une interview accordée au journal Le National en novembre 2018, le président de l’association haïtienne des économistes, Eddy Labossière, avait fait savoir que la montée du taux de change affaiblit considérablement le pouvoir d’achat des employés payés en gourdes. « Pendant que la gourde se déprécie, le pouvoir d’achat des gens qui perçoivent un salaire en gourde se détériore comme une peau de chagrin », a-t-il scandé.

Cluford Dubois



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