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Protéger l'eau et gérer la pénurie peuvent aider à réaliser de nombreux ODD, d’après la FAO

Protéger l'eau et gérer la pénurie peuvent aider à réaliser de nombreux ODD, d’après la FAO








Aujourd’hui, l’eau est souvent mal gérée et se fait de plus en plus rare à travers la planète. En tant que pilier des écosystèmes, l’eau est essentielle à tous les aspects du développement social, économique et environnemental. Selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO), si les modes de consommation actuels persistent, les deux tiers de la population mondiale pourraient vivre dans des pays en situation de stress hydrique d’ici à 2025. « Dans de nombreux endroits, c’est l’eau, et non la terre, qui limite la production », déclare l’ONG dans son guide intitulé « Transformer l’alimentation et l’Agriculture pour réaliser les Objectifs du Développement durable (ODD)».

Rédigé à l’intention des décideurs politiques et des acteurs du développement à l’échelle nationale, le guide de 76 pages de la FAO présente une série d'actions à suivre pour accélérer la transformation vers une alimentation et une agriculture durables. Chacune décrivant des approches, des mesures pratiques, des politiques et des outils qui relient entre eux plusieurs ODD, tiennent compte des trois piliers du développement durable (à savoir la croissance économique, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement) et impliquent une participation et des partenariats entre différents acteurs.

À travers l’action six (6) stipulant « Protéger l’eau et gérer la pénurie », la FAO affirme que pour assurer une agriculture saine et obtenir des aliments nutritifs, il est indispensable de disposer d’eau douce et salubre. « En tant que pilier des écosystèmes, l’eau est essentielle à tous les aspects du développement social, économique et environnemental. Cruciale pour l’élimination de la pauvreté, la sécurité alimentaire et la résilience aux catastrophes d’origine naturelle ou humaine, elle joue, de plus, un rôle clé dans l’adaptation aux changements climatiques».

En outre, le guide révèle que le secteur agricole est un grand consommateur d’eau. Toujours la FAO, l’agriculture et l’élevage sont responsables de 70 pour cent de tous les prélèvements d’eau dans le monde, voire de 95 pour cent dans certains pays en développement. Il est probable que les prélèvements d’eau pour l’irrigation et l’élevage augmentent à mesure que la croissance démographique mondiale et le développement économique accroissent la demande alimentaire.

Toutefois, selon la FAO, bâtir un monde où l’approvisionnement en eau est assuré revient à garantir la présence d’eau potable, l’assainissement et l’hygiène, la gestion et le développement durables des ressources en eau et la protection des ressources aquatiques vivantes, ainsi que la gestion des eaux usées et la qualité de l’eau.

Cependant, pour arriver à répondre à ces exigences, par l’entremise de ce guide, l’ONG internationale croit que la mise en place de mécanismes de gouvernance transparents et efficaces est essentielle pour veiller à une répartition adéquate de l’eau entre des secteurs concurrents tels que l’agriculture, l’industrie et les zones urbaines. « La coopération intersectorielle à tous les niveaux dans le domaine de l’eau, par le biais d’un processus participatif impliquant toutes les parties prenantes, devrait faire partie intégrante du programme de gestion durable de l’eau mis en place dans chaque pays ».

Par ailleurs, le guide fait mention que, les politiques, les réglementations et les mesures fiscales peuvent avoir un impact décisif sur la façon dont l’eau est gérée. C’est-à-dire notamment le cas de celles ayant trait aux prix et aux subventions du secteur énergétique, aux accords commerciaux et à la conservation environnementale des écosystèmes. Les forêts, en particulier, jouent un rôle capital dans la régulation des ressources hydriques et l’approvisionnement en eau douce, tandis que les écosystèmes estuariens, qui sont l’habitat de nombreuses espèces marines et le lieu de reproduction de maintes espèces de poissons, sont affectés lorsqu’une eau de moindre qualité est déversée dans les océans.

« Par conséquent, des investissements ciblés dans le domaine de l’eau destinée à l’agriculture peuvent avoir un impact significatif sur la durabilité des ressources hydriques. Car, les petits exploitants agricoles, qui cherchent généralement à investir dans l’irrigation à petite échelle, nécessitent un accès fiable à la terre, un accès garanti à l’eau et un accès amélioré aux intrants et aux marchés. Les pêcheurs doivent, quant à eux, disposer de droits inaliénables concernant la pêche et d'un accès garanti à l'eau » préconise la FAO.

Somme toute, pour améliorer l’utilisation rationnelle de l’eau dans l’agriculture, la FAO dit qu’un renforcement des capacités est nécessaire à tous les niveaux. Alors donc, afin de répondre aux besoins futurs du monde en produits alimentaires, il faut améliorer les connaissances, la recherche, l’innovation et la mise en œuvre des programmes en vue d’une utilisation plus durable de l’eau, encourage l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture.

Peterson Jean Gilles



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