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Après les opérations « pays lock », l’IHSI nous présente la facture

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L’Institut haïtien de statistiques et d’informatique vient de publier l’ICAE pour le deuxième trimestre de l’exercice fiscal 2018-2019. Il est dénoté un résultat négatif s’expliquant par une décroissance en glissement annuel de 1.2 %. Sommes-nous en pleine situation de stagnation économique ?

D’après l’IHSI, le résultat négatif de l’Indice global de l’indicateur conjoncturel d’activité économique (ICAE-HAITI, base 100 en 2007-2008) résulte du comportement différencié des trois principaux secteurs de l’économie. Le secteur secondaire a légèrement crû, tandis que les secteurs primaire et tertiaire ont plutôt connu une tendance baissière. En termes cumulatifs, d’octobre 2018 à mars 2019, l’ICAE-Haïti a chuté de 0.3 %.

L’Indice global de l’indicateur conjoncturel d’activité économique (ICAE-HAITI, base 100 en 2007-2008) a atteint le niveau de 145.7 au deuxième trimestre de l’exercice fiscal 2018-2019 (janvier-mars), contre 147.4 au deuxième trimestre de l’exercice précédent, accusant ainsi une décroissance en glissement annuel de 1.2 %. Presque tous les secteurs de la vie nationale sont victimes à analyser les statistiques.

Le secteur primaire connait une baisse de 1.4 % alors qu’à la même époque de l’année dernière il affichait une hausse de 3.0 %. Cette évolution négative du secteur, selon l’IHSI, résulte de la performance mitigée de ses deux composantes, en l’occurrence, la branche agricole qui a chuté et les industries extractives qui ont relativement crû. La variation cumulée au cours des six premiers mois (octobre-mars) de l’exercice est estimée à -1.7 %. Cette contraction du secteur peut s’expliquer d’une part, par le prolongement de la période de sécheresse qui sévit dans le pays depuis l’exercice passé et d’autre part, par le retard enregistré dans la distribution des intrants aux agriculteurs.

Parallèlement, l’ICAE du secteur secondaire connait une hausse de 1.4 % et ceci contrairement au deuxième trimestre de l’exercice précédent où il avait chuté de -1.4 %. Toutes les composantes du secteur ont contribué à cette hausse. En effet, les activités de fabrication, la branche électricité et eau ainsi que la branche construction ont toutes enregistré des croissances positives. Il convient toutefois de noter que la variation cumulée du premier semestre de l’année fiscale 2019 a subi une légère décroissance de -0.3 %, en comparaison aux six premiers mois de l’année fiscale 2018-2019.

L’ICAE des Institutions financières a régressé de -1.4 % au deuxième trimestre de l’exercice fiscal en cours, comparativement à une hausse de 5.3 % enregistrée au deuxième trimestre de l’exercice précédent. Étant donné la hausse de 4.2 % obtenue au premier trimestre, la variation cumulée d’octobre à mars des Institutions financières a progressé de 1.4 %.

Pour résumer le document, il est à signaler que les contributions des branches à l’évolution de l’ICAE Global au 2e trimestre de l’exercice fiscal 2018-2019 sont ainsi réparties : a) de manière positive : Activités de fabrication (0.45 %), Mines et Carrières (0.01 %), Construction (0.11 %), Électricité et Eau (0.02 %), Autres Services marchands (0.07 %) et Services non marchands (0.03 %) ;

b) de manière négative : Agriculture (-0.33 %), Commerce (-1.36 %), Hôtels et Restaurants (-0.04 %), Services financiers (-0.03 %) et Transports et Communications (-0.10 %).

Hansy Mars



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