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La bibliothèque Anténor Firmin du Cap-Haïtien en quête de soutien



Fondée le 8 septembre 2012, la bibliothèque Anténor Firmin est une initiative de l’Association des universitaires Capois pour l’avancement et le progrès (AUCAP). Lieu de rencontre pour la population estudiantine du département du Nord, la Bibliothèque Anténor Firmin (BAF) rencontre ces derniers jours beaucoup de difficultés en vue d’acquitter plus de deux ans de loyer et payer plus de six mois d’arriérés à deux employés. Une campagne de levée de fonds est en train d’être organisée par les membres de l’AUCAP pour pallier à cette situation à la veille des trois cent cinquante ans de la fondation de la ville du Cap Haïtien le 15 août prochain. Ainsi, les responsables de l’AUCAP sont à la recherche de soutien financier pour sauver la BAF. Le National a rencontré Karl Henry Charles directeur exécutif de AUCAP qui a bien voulu répondre à nos questions.


Le National : Présentez-nous la Bibliothèque Anténor Firmin du Cap Haïtien.

Karl Henry Charles : La Bibliothèque Anténor Firmin est une initiative de l’Association des universitaires Capois pour l’avancement et le progrès qui a vu le jour le 8 septembre 2012. C’est un lieu de rencontre pour la population estudiantine du département du Nord. Elle s’y retrouve non seulement pour lire, faire des travaux de recherche, mais aussi pour s’épanouir à travers nos activités culturelles et oublier le stress de la journée ou de la semaine en se divertissant.

L.N : Quelles sont les différentes activités que vous avez réalisées au profit des gens de lettres au Cap Haïtien ?

KHC : En plus d’offrir un espace de recherches et de lecture, la BAF se veut être un lieu de formations et de cultures. Ainsi, différentes activités sont programmées au cours de la semaine : « BAF Ciné » le dimanche (projection cinématographique), « Je dis mentale » le jeudi (réflexion sur des problèmes de santé mentale), « Ҫa me dit » le samedi (spectacle de musique, théâtre, danse, peinture…). Sans compter tous les formations, séminaires et autres.

L.N : On a dit que la bibliothèque confronte des problèmes. Pouvez-vous nous en parler ?

KHC : Depuis bientôt trois ans la Bibliothèque rencontre de plus en plus de difficultés quant à l’acquittement de son loyer. AUCAP, l’Association des universitaires Capois pour l’avancement et le progrès, ne dispose pas de ressources suffisantes pour y répondre et les différentes cotisations collectées soit pour les droits d’inscription, les frais mensuels pour les cartes de membres, les cotisations volontaires lors de nos activités gratuites, ne nous permettent qu’à couvrir les charges courantes telles l’électricité, la ménagère, etc. Les différents organismes ayant l’habitude de nous prêter main-forte ; la DNL (Direction nationale du livre), FOKAL (Fondasyon konesans ak libète) entre autres, n’ont pas pu le faire ces derniers temps. Ainsi, nous voilà face à un retard de deux années de loyer cumulées et ne serait-ce l’appui du grand public, la BAF serait dans la rue a l’heure où je vous parle.

L.N : Que comptez-vous faire pour remédier à la situation ?

KHC: La devise de l’AUCAP « Pour un sauvetage collectif » va être notre plan de bataille. Le collectif va nous aider à sauver la BAF. Nous établissons une liste de 350 volontaires qui peuvent bien nous faire un don de 10 dollars américains minimum par année. Contrairement aux idées reçues, les haïtiens savent être solidaires et nous, à la BAF, venons de l’expérimenter au cours des mois de juin et de juillet. Nous pensons donc continuer dans cet esprit de solidarité et d’entre aide. Par ailleurs, nous envisageons de répondre à des appels à projets, rechercher des partenariats, et convaincre des institutions de l’État à appuyer la BAF.

L.N : Avez-vous un message à lancer aux particuliers ?

KHC : Un pays qui perd sa culture et ses valeurs n’a pas d’avenir. À la BAF, nous mettons en avant notre culture et nous inculquons, autant que faire se peut, les valeurs qui ont fait de nous la première République noire du monde. Voir disparaitre un tel espace c’est creuser un trou pour y enterrer la jeunesse qui s’engouffre déjà dans une acculturation chronique et qui n’a plus de repères. Sauver la BAF, c’est redonner de l’espoir aux générations actuelles et futures. Ainsi, à tous ceux qui croient que les jeunes ont le droit de se former, de se divertir sainement, de se cultiver, je lance un appel à la solidarité. Votre contribution aussi petite qu’elle puisse être, permettra à des centaines voire des milliers de jeunes d’avoir un refuge ou se cacher de toutes ces choses qui les intoxiquent au quotidien.

Le National : Qui gère la bibliothèque ?

Karl Henry Charles : Le comité de l’AUCAP veille au bon fonctionnement de la bibliothèque. Et il fait la coordination des activités qui sont, pour la plupart, assurées par des bénévoles. Seuls le bibliothécaire et la femme de ménage ont eu droit à des frais. Mais cela n’a pas été effectif depuis plus de six mois. C’est pourquoi, nous lançons cet appel à l’aide. Tous ceux qui veulent soutenir la Bibliothèque Anténor Firmin peuvent faire un dépôt sur un compte Unibank AUCAP. (Compte Unibank gourdes # 516-1221-1416564) ou par mon cash au numéro 509-3110-9675 ou sur le compte de Dieudonné Anès : (Unibank dollar 510-2216-25786479).

Propos recueillis par :
Schultz Laurent Junior




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