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Judith Sainturel, jongle entre la danse et le dessin

Judith Sainturel, jongle entre la danse et le dessin



Danseuse formée par la grande dame, feue Viviane Gauthier, Judith Sainturel est une passionnée de la danse et du dessin. « J’utilise l’art comme une thérapie, particulièrement, je dessine souvent pour passer mon stress », confie cette femme artiste mère de deux enfants (un garçon et une fille).


Dantor est le premier personnage mystique féminin dans la tradition vodou, qui vient à l'esprit de plus d'un, en croisant cette artiste lors d'un spectacle ou dans les rues, dans ses occupations quotidiennes professionnelles, pour répondre à ses besoins essentiels et réaliser ses rêves artistiques les plus fous et les plus orphelins, dans cette société où les femmes et la culture n'occupent pas toujours les premières places dans la liste des priorités.

Dynamique et engagée dans les activités culturelles malgré tout, au cours des dernières années, elle a déjà performé dans les troupes : Tamboula, Bazilik Kreyol, ADA, et dans autres prestations ou répétitions organisées dans les locaux de l'École nationale des arts (ENARTS).

Dans des spectacles théâtraux, les talents de Judith Sainturel ont été également utilisés dans des projets artistiques et culturels portés par René Jean Jacques de la BFH (Ballet folklorique d'Haïti). Elle raconte avoir déjà chanté dans une composition du groupe de tendances rap : « Rasblack», en interprétant le titre : « Nou tout konsène », tout en se rappelant du soutien et de la collaboration des artistes comme Etzer Pierre ou Don Kamelo.

De beaux souvenirs et de belles expériences inoubliables que j’ai gardés, de Viviane Gauthier, se rappelle l’artiste en 2001, lors des spectacles de 1804, qui ont été réalisés sur plusieurs scènes, en dehors de ses collaborations professionnelles avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, depuis 2008, comme réceptionniste.

Dessinatrice ou portraitiste du dimanche, Judith Sainturel, a déjà réalisé des portraits de plusieurs personnalités haïtiennes et étrangères, comme Bob Marley, Che Guevara, en dehors de ses autoportraits qui mettent en valeurs sa beauté naturelle et rebelle, conservant fidèlement ses souches africaines des générations après.

Descendante des parents originaires de la ville de Plaisance, côté maternel, et de la commune de Marmelade, là où se reposent les restes de l’ancien président René Préval, côté paternel, Judith Sainturel, n'a d’autres choix que d'effectuer un retour à la source, dans le but de puiser dans ses sources ancestrales, pour tenter de retrouver la lumière, les connaissances et l’énergie nécessaires, qui doivent la guide sur la voie du bien-être et de l’excellence.

Dommage pour le moment, que malgré ses talents et son désir de communiquer et de partager ses œuvres avec le public, elle n'a pas encore exposé ses œuvres lors de grandes manifestations culturelles d’ici ou ailleurs.

Des dizaines et des centaines de talents haïtiens, comme Judith Sainturel, née le 20 août 1977, continuent de résister et d’espérer que le soleil des opportunités se lèvera un jour dans leurs cieux, après la fatigue qui a suivi les longues marches et l’épuisement des démarches souvent non abouties.

Derrière le sourire et les rides de cette femme artiste, c’est la vie et l'avenir qui sont célébrés à travers les rayonnements de ses talents de danseuses et ses dessins de portraits, rebelles, qui poursuivent toute la résistance d’une civilisation marginalisée.

Deux réflexions ou citations de Bob Marley, celui-là même qui a inspiré les dessins de Judith Sainturel nous viennent à l'esprit, pour illustrer le parcours et influencer les projets de cette dernière : « Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu'au jour où être fort reste la seule option. ». Et la seconde phrase, Bob Marley nous dit : « Essaie de devenir ce que tu veux plutôt que de devenir ce qu’ils veulent que tu sois. ».

Dominique Domerçant




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