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Exceptionn'elles de Clauvell Junior Louis Jean

Exceptionn'elles de Clauvell Junior Louis Jean



Clauvell Junior Louis Jean a déjà publié « Mémoires d'un trépassé » en juillet 2018. Depuis février 2020, son dernier livre « Exceptionn'elles » est disponible en librairie. Il s’agit d’un fascinant voyage, dès fois cynique, avec Dandy, sombre personnage, égoïste et sans cœur. L'auteur a accepté d’en parler avec la Rédaction Le National. Entretien...


LeNational: Après « Mémoires d'un trépassé », vous publiez votre deuxième ouvrage.Vous avez pris goût?

ClauvellJuniorLouisJean: Prendre goût à l’écriture c’est peu dire. Je dirais plutôt que j’ai pris goût à partager mes œuvres avec les autres. L’écriture a été pour moi, pendant longtemps un exutoire. J’ai l’ai utilisé pour déverser tout cette énergie qui me tient à la gorge.C’est le seul moyen pour moi de dire l’indicible, mais j’hésitais à les partager. Jusqu’à récemment. Quand j’ai publié « Mémoires d’un trépassé », j’ai goûté au succès de ce livre, et au plaisir d’en discuter avec les lecteurs qui accèdent, dès lors, à mon univers. Je pense que c’est surtout cette intimité partagée que je savoure et qui me pousse à publier. Dorénavant, je me retiens, non sans peine, à partager tout ce que j’écris.

L.N. :D’un récit fataliste à ce nouveau roman, qu'est-ce qui explique cette transition?

C. J. L. J. : Pourquoi qualifier la mort de sujet fataliste? Oui laisser partir quelqu’un qu’on aime n’est pas facile, mais n’est-ce pas un peu égoïste de notre part de ne pas vouloir laisser l’autre s’en aller vers cette nouvelle forme de vie? Car à mon sens, la mort est le début d’une nouvelle forme de vie. Bref! Là n’est pas là question.J’ai toujours aimé écrire sur des sujets qui suscitent les débats. Après la mort, parler de l’amour a été pour moi, un choix plus qu’évident. Ces deux éléments « mort et amour » vous changent une vie. De même que la perte d’un être cher, les premiers instants de bonheur d’une relation qui commence, vous marque à vie. Donc parler de l’amour, de ses multiples facettes, de cette montagne russe qu’on a tous chevauchée à un moment de notre vie, ça a été pour moi une transition facile. Je pense que ma troisième œuvre parlera peut-être de survivance ou des combats au quotidien, bref! Du juste milieu. Disons que les thèmes choisis jusqu’à présent ont un point en commun, le renouveau. Et la mort et l’amour nous offrent un nouveau départ.

L.N. :À la lecture d’ Exceptionn'elles, certaines fois, on a l’impression que la frontière entre les personnages est mince. Vous le pensez aussi ?

CJLJ : Je ne crois pas. Je ne sais si quelques lecteurs ont cette impression, si oui, je leur demanderais de lire à nouveau. Chaque personnage est censé montrer une facette de l’amour, faire montre d’une leçon apprise à travers les erreurs relatées. Chaque rencontre contribue à façonner la personnalité de notre héros. En tout cas c’est l’objectif que je me suis fixé en l’écrivant.

L. N. :On a l’impression que l’auteur est au cœur de son ouvrage ?

CJLJ : Qui peut prétendre échapper totalement à sa réalité en créant ? La fiction découle de notre réalité que l’on veuille ou non. Je ne saurais affirmer que mon œuvre est une confession. Exceptionn’elles n’est pas un récit de mon vécu, mais elle en garde les traits.

L.N. :Pourquoi ce titre?

C. J. L. J. : Le titre est assemblage de mot qui évoque une idée. L’idée c’est d’écrire un livre en hommage à ces ex qui ont quand même contribué à ce que nous soyons devenus au fil des ans. Puisque toutes rencontres nous façonnent en bien ou en mal. La première partie « EX » est en majuscule et à la fin il y a « elles » donc: À ces Ex qui marquent l’exception.

L.N. : L'érotisme coule à flot dans le roman ,avec des sujets les uns, les plus intéressants que les autres, quel est le pourcentage de textes imaginaires ou vécus?

C. J. L. J. :J’ai l’impression de me mettre à nu en répondant à cette question. Mais bon! Je n’ai rien à perdre.Je dirais qu’au moins à 40 % j’ai vécu certaines choses relatées dans le livre.

L.N. : Vous utilisez beaucoup de prénoms de femmes. Elles existent vraiment dans la réalité ?

C. J. L. J. : Les prénoms sont fictifs. J’évite de relater des choses qui pourraient nuire à certaines personnes qui ont été dans ma vie à un moment.

L.N. : Le livre est sorti pleine pandémie. Comment a-t-il été reçu ?

C. J. L. J. : Le feedback assez positif, compte tenu des mesures de confinement liées à la Covid-19. On attend que les activités reprennent afin que d’autres ventes signatures puissent avoir lieu. On reste sur le positif. Les lecteurs, qui jusqu’à date ont pu lire, apprécient le travail.

LeNational: D'autres projets ?

ClauvellJuniorLouisJean: Oui! Mais ce sont surtout des collaborations. Un prochain livre ce n’est sûrement pas pour demain. Dans quatre ou cinq ans peut-être. Deux livres en moins de trois ans, ce n’est pas n’importe quoi. Je prends une pause sur les projets personnels pour laisser le champ libre à d’autres projets collectifs.

Propos recueillis par :
Eguens Renéus




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