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Rencontre avec le guitariste Roland Cameau

Rencontre avec le guitariste Roland Cameau



Il est difficile, de nos jours, de rencontrer d’excellents instrumentistes haïtiens de nos jours. La majorité des musiciens sont autodidactes et ne développent pas assez leurs talents. Musicien, guitariste et professeur, Roland Cameau a commencé très jeune à jouer de la guitare. Il prépare actuellement la sortie de son deuxième opus.Entretien.


Le National : À quelâgeavez-vouscommencé à jouer de la musique ?

Roland Cameau :J’aicommencé à jouer la musique à l’âge de 10 ans, ce qui estdevenu ma profession. Et, j’aiadopté la guitarecomme instrument.

L.N. :Est-cequ’ungroupeou un musicienvous a influencé ?

R.C. :C’était au cours de l’année 70, j’aiétéinfluencé par le talentueuxguitariste André (Dadou) Pasquet du Tabou Combo. Ainsiqued’autresmusiciensétrangerscomme George Benson, Earl Klud, Larry Coryell etplusieursautres.

L.N. : Durant votrecarrièrevousavezcollaboré avec plusieursmusiciens et groupes, qui sont-ils ?

R.C. :Exercicedifficile pour moi de répondre à cette question, parceque la listeest longue. Mon premier groupe a été le Magnum band, ensuiteMetrosonic de Lionel Oriol, BouyouAmbroiseet le défunt Joel Theodore (dcd), ensuiteKajou, puis le groupeLov de Emmanuel Obas. J’aiaccompagné les chanteuses Emeline Michel, Rutshelle Guillaume, AnieAlerte, le trompettiste Eddy Brisseauxet le saxophoniste Tony Moise (dcd). J’aiaussicollaboré à la réalisation de plusieurs opus.

L.N. :Auriez-vous des projets ?

R.C. : Pour le moment, je prépare la sortie de mon second opus. Le premier baptisé « Phoenix », a étédistribué au cours de l’année 2011. Je travaillesur le second etj’aiune composition de la star « Femme à la guitare », quej’aiarrangée. Il est déjà en rotation sur les ondes et estinterprété par DarlineDesca.

L.N. :vousêtesaussiprofesseur de musique ?

R.C. :Oui, je travaille à uneécolepublique de New York. Je donne des coursd’instrumentsquej’aiappris à enseigner.

L.N. :Peut-on bâtir son avenir à New York commeprofesseur et joueurd’instruments, contrairement à Haïti ?

R.C. :C’estceque je faiscomme métier. J’avaiscommencécommemusicienavantd’enseigner la musique, mais pour assurer monavenir, j’aidûretourner à l’école pour apprendre à partagermesconnaissances.

L.N. :Quelle lecture faites-vous de l’industrie de la musiquehaïtienne ?

R.C. : La musiquehaïtiennen’a pas évolué. Rienn’achangé. Les compositions sur le jazz, les fusions ne sont pas prises en comptent, ces genres sontnégligés. Et pourtant, il y a du bon travail, seul le compas direct estdiffusésurnosondes, les compositions bienconçues ne sont pas connues du public.

L.N. :Pensez-vousque la musiquehaïtiennepeutfusionnerd’autres genres musicaux ?

R.C. : Il y a la musiquefolklorique (racine), le raraourabodaymais, il y a trop de négligences. Les musicienshaïtiensdevraientsuivre les traces de BoukmanEksperyans. De plus, ilfautinclure et fusionner les genres musicaux et trouver des producteurs qui apportent la vision.

Le National :Pourquoi la musiquen’est pas assez rentable en Haïti?

Roland Cameau :L’industrien’existe pas, nous n’avonsrien. Pas de véritables concerts, pas de salles de théâtre. Les stations de radio et de télévision ne sont pas organiséesafin de faire respecter les droitsd’auteurs et les comptabiliser. Il y a plusieursfaçons de faire de l’argentdans la musique, ilfautunevéritable production et permet aux artistes d’avoirune chance pour créer beaucoup plus. Sans quoi, la musique se réduirait à une soirée dansante, tous les samediset sans argent.

Propos recueillispar :
Walcam




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