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Marius Yvon et Carl Widley Dorélien, deux graffeurs à la quatrième édition du festival des arts urbains Festi graffiti

Marius Yvon et Carl Widley Dorélien, deux graffeurs à la quatrième édition du festival des arts urbains Festi graffiti








Dans le cadre de la quatrième édition du festival des arts urbains Festi graffiti, le journal Le National a rencontré deux graffeurs haïtiens Marius Yvon, et Carl Widley Dorélien. Ces deux graffeurs ont investi les murs dans les parages du collège Roger Anglade à l’Avenue Jean Paul II dans le but de donner libre cours à leurs inspirations. Ce festival qui veut offrir une meilleure attractivité à « Ville de Port-au-Prince et celle de Petit-Goâve se déroule sur le thème : « Mobilité contemporaine, déterritorialiser l’imaginaire ».

Sur fond de musiques pop, les graffeurs Marius Yvon et Carl Widley Dorelien libres, indépendants et insolents ont une conception spécifique du graffiti. Pour eux, le graffiti en tant que discipline artistique s’interroge. Il envahit l’espace public. Il s’impose au paysage urbain à travers l’architecture et l’écriture calligraphiée. Ils ont examiné à tout de rôle le mur sur lequel ils vont dessiner. Le graffiti leur permet d’envisager de manière consécutive diverses problématiques autour de la ville ou qui agitent la société. « Je suis graffeur depuis 2011, je l’ai appris sur le tas. Plus tard, je me suis inscrit à l’École nationale des arts ENARTS où j’effectue des études en Arts plastiques. Le graffiti est ma vie. Autrefois, certaines personnes ont minimisé cet art en pensant que nous faisons n’importe quoi sur les murs. Aujourd‘hui, les gens pensent autrement. Et c’est tant mieux je suis bien content a souligné Marius Yvon. Plus loin il a fait remarquer que l’espace définit en quelque sorte l’imagination. Mais l’imagination est cependant la plus importante. C’est elle qui permet d’envisager de créer et de dessiner dans le but d’exprimer son ressenti et ses états d’âme. Sur les murs de l’Avenue Jean Paull II, il va montrer l’importance de la femme dans le milieu et son rôle fondamental dans la naissance et l’éducation de l’homme. Les couleurs choisies pour lui seront des couleurs vives pour camper la femme dans presque tous ses aspects.

Pour Dorelien Carl Widley, qui s’adonne à cet art depuis deux ans, le graffiti est pour lui une passion. C’est une manière pour lui de donner une image positive du pays. Devant les murs qu’il regarde avec une passion inassouvie, il utilise des couleurs vives pour traduire l’amour qu’il porte à l’égard de la femme. Dorelien s’est intéressé aux formes picturales, artistiques et architecturales. Avec sa bombe de peinture son pinceau, son spray il va enjoliver les murs de ce quartier réputé paisible. Les passants regardent avec une attention soutenue ce qu’ils commencent à dessiner. Le graffeur s’échauffe à coups de marqueur. Cela fait aussi partie du jeu. Dans quelques heures le travail artistique sera fini. Le mur sera enjolivé de dessins aux motifs divers. Rappelons que la quatrième de Festi graffiti, l’unique festival sur l’art urbain en Haïti se déroule du 10 au 20 septembre 2019. « Tout un ensemble d’activités ludiques et instructives : conférences, animations, musicales, projections et ateliers de danses urbaines constitueront les temps forts de cette activité.

Schultz Laurent Junior



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