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Les artisans du village Noailles applaudissent la décision du MCC d’inscrire le métal découpé au Patrimoine culturel national

Les artisans du village Noailles applaudissent la décision du MCC d’inscrire le métal découpé au Patrimoine culturel national








Comme un verre d’eau qui vient apaiser leur soif, les artisans du village Noailles sont satisfaits de la décision de l’État haïtien, via le ministère de la Culture, dans un communiqué datant du 20 mai dernier, qui inscrit officiellement la pratique du fer découpé ou métal découpé dans le registre national du Patrimoine culturel haïtien.

Comme un son qui n’en finit pas, un va-et-vient incessant aux tympans, « le Tikow Tiko w » incessant, qui résonne dans le quartier, qui est devenu l’élément identificateur de la zone, depuis plusieurs années, permettant à des milliers de jeunes et de familles de subvenir à leurs besoins quotidiens. La zone est facilement identifiable également, car presque tout est fabriqué en métal découpé, les lampes, les devantures des maisons. Ils sont plus de deux cents ateliers inscrits légalement. Certains ateliers exposent seulement les œuvres, d’autres des artisans travaillent le métal, dont son produit brut est souvent des drums en tôles, plus loin il y a ceux qui s’occupent de l’embellissement des œuvres avec une peinture spéciale, pour le préserver contre la rouille.

Cette pratique qui a été initiée en 1963 par le crucien, forgeron mécanicien en ajustage Georges Liautaud, qui prêtait ses services à l’usine sucrière Hasco, a été répandue comme une trainée de poudre dans la zone, cependant les artisans se souciaient toujours du cadre légal du métier. Dans une visite effectuée sur le site, le samedi 13 juillet, des artisans questionnés ont salué cette décision du gouvernement.

Jean Nixon Tunis, artisan avisé, a accepté de répondre à nos questions. Pour lui et pour certains de ses pairs, cette décision va leur permettre d’avoir accès à des prêts, parce que la majorité des ateliers font face à de sérieux problèmes financiers, ce qui représentait de véritables épines à leurs pieds, les empêchant d’honorer et de respecter l’échéance de leurs commandes. Le jeune professionnel nous a confié, le fait seulement de savoir que le métal découpé est officiellement inscrit dans le registre national du Patrimoine culturel haïtien, leur confère une quiétude d’esprit, dans la création de leurs œuvres qu’il croit protéger de toute mauvaise exploitation.

Par ailleurs, il interpelle les autorités, en vue de prendre les dispositions de sécurité nécessaire, pouvant permettre aux touristes de reprendre les bonnes habitudes de fréquenter le village, car depuis les derniers cas d’insécurité connus, de nouveaux touristes ne fréquentent plus l’espace. Ils sont seulement en train d’honorer les contrats déjà passés par certains touristes et institutions.

S’il est vrai que l’insécurité nuit à la bonne marche des activités du village et surtout à la rentabilité du négoce des artisans, pour certains riverains et d’autres artisans, la qualité de la route constitue un autre problème, puisque tout le tronçon conduisant au village est en terre battue, et très poussiéreuse. Ces habitants croient qu’une bonne qualité de la chaussée, pourrait attirer beaucoup plus de touristes, ainsi pouvaient-ils créer plus de richesses avec la pratique du métal découpé.

Eguens Renéus



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