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Wilfrid Bertrand propose le numérique pour une meilleure sauvegarde des archives culturelles

Wilfrid Bertrand propose le numérique pour une meilleure sauvegarde des archives culturelles








Le directeur général des Archives nationales d’Haïti prône le numérique pour que l’État puisse gérer ses tonnes d’archives qui sont éparpillées en souffrance dans divers endroits et différentes institutions du pays. Cet outil puissant peut être exploité dans les différentes administrations publiques dans l’objectif de conserver des documents précieux qui constituent la mémoire historique et culturelle du pays, au moment où nous sommes à l’ère du numérique.

Première république noire à vaincre le joug de l’esclavage, Haïti, avec son histoire riche et diversifiée, détient des documents historiques et culturels d’une valeur inestimable dans le domaine du patrimoine matériel et immatériel, qui automatiquement sauvegardés, peuvent rapporter gros à son économie. Malheureusement, désole Wilfrid Bertrand, Haïti a 60 ans d’archives contemporaines qui ne sont pas sous le contrôle des archives, ces documents traînent dans de mauvaises conditions dans les ministères et les organismes déconcentrés.

Pour récupérer et sauvegarder en de bonnes conditions ces documents qui contiennent aussi des archives sonores audiovisuelles, le numéro 1 de la gardienne de la mémoire haïtienne plaide pour un travail d’ensemble qui passera par une mise en commun des données des institutions publiques, privées qui ont une histoire, qu’elles soient accessibles au bénéfice de la communauté culturelle et artistique aux fins d’études d’apprentissage au profit des étudiants. Ces documents peuvent aussi attirer des milliers de touristes qui veulent s’enquérir sur l’histoire culturelle et patrimoniale du pays. « Ainsi, des pourparlers doivent être entamés entre les techniciens, créateurs de logiciels et l’État pour une exploitation efficace et effective du numérique dans le traitement des archives, particulièrement ceux du secteur culturel », affirme celui qui dirige l’institution depuis 25 ans.

Wilfrid Bertrand invite les autorités judiciaires et législatives à créer un cadre pouvant permettre une très bonne exploitation du numérique au service des archives, car, constate-t-il, un vide juridique en ce qui a trait au numérique et aux archives numériques est flagrant. Des travaux ont été déjà initiés entre l’Observatoire numérique et le Group Croissance, cependant, reconnaît-il, beaucoup reste à faire. En ce sens, il annonce qu’il posera le problème au plus haut niveau de l’État, car ce dernier ne peut pas continuer à ignorer ses archives, alors que des moyens de conservation et de sauvegarde sont à sa disposition, admet le directeur général.

« L’ignorance du passé, des archives handicape très souvent la prise de décisions dans les plus hautes sphères de l’État et des institutions privées », révèle le numéro 1 des Archives qui informe, par ailleurs, que beaucoup d’entreprises investissent des millions de dollars dans les archives, car l’information est le pouvoir, soutient Wilfrid Bertrand qui intervenait au cours du lancement de la Semaine internationale des archives, le mardi 4 juin au Jardin du MUPANAH, semaine qui a été célébrée autour du thème « Le numérique, levier de transformation pour Haïti ».

Eguens Renéus



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