RTPacific Contact Avis
 
25° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Le pouvoir annonce la création d’une cellule anti-enlèvement

Le pouvoir annonce la création d’une cellule anti-enlèvement



Après que plusieurs secteurs de la société civile sont montés au créneau pour dénoncer les actes de kidnapping dont la population en est la principale victime, le phénomène semble vraiment inquiéter les autorités au timon de l’État. Elles ont annoncé la création d’une cellule anti-enlèvement le 1er mars. Contacté par le journal ce mardi, l’ancien secrétaire d’État à la Sécurité publique, Himmler Rebu, a qualifié de « blague », cette démarche.

Pour plusieurs secteurs de la vie nationale, le mandat constitutionnel du Jovenel Moïse est arrivé à terme le 7 février 2021 et qu’il ne peut plus engager la nation. Cependant, dans la réalité ce n’est pas le cas. Après de nombreuses initiatives de la population civile pour forcer les responsables à prendre leurs responsabilités vis-à-vis des actes de kidnapping qui rongent la société, les autorités au timon de l’État, inquiétées par le phénomène, annoncent certaines mesures.

« J’ai participé, ce 1er mars 2021, à une réunion élargie du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) autour du climat d’insécurité qui prévaut dans le pays. Il a été décidé de la création d’une cellule anti-kidnapping qui fonctionnera sous l’autorité du DG de la PNH », a tweeté Jovenel Moïse ajoutant que « des instructions claires sont passées aux ministères des Finances et de la Justice en vue de mobiliser les services techniques compétents de l’État pour retracer l’utilisation des fonds provenant du kidnapping ». Le gouvernement a aussi indiqué la mise en place d’une ligne téléphonique qui devrait permettre aux citoyens de fournir des informations relatives à des cas de kidnapping.

Presque toutes les couches de la société sont frappées par le kidnapping. Les médecins, les étudiants, les professeurs, les avocats, les enfants, les marchands et même les policiers pour ne citer que ceux-là. Pour une énième fois, M. Moïse a indiqué avoir instruit les forces de l’ordre. Cependant, les résultats se font toujours attendre. « Les forces de l'ordre sont instruites en vue d'intensifier leurs efforts pour lutter contre l'insécurité. Elles doivent mieux coordonner leurs stratégies, les renseignements obtenus, leurs interventions, également toutes les actions nécessaires à cette fin », a-t-il fait savoir.

Pendant des années, l’insécurité a fait irruption dans le quotidien de la population qui ne sait à quel saint se vouer. Pour M. Moïse, c’est le temps d’agir. « L'insécurité a changé d’échelle et frappe à toutes les portes sur notre territoire. C'est le moment d'agir, dit-il. Les forces de sécurité doivent se mettre en branle afin de combattre ces phénomènes meurtriers et dévastateurs que sont le kidnapping, le crime organisé et le banditisme ».

En dépit des paroles de Jovenel Moïse, les kidnappeurs ne sont pas inquiétés et continuent encore à sévir. Ainsi, ce mardi 2 mars, pas moins de trois personnes ont été kidnappées à Port-au-Prince. Les premiers éléments d’informations ont laissé croire que le mari de la ministre de la Santé publique et de la Population figure parmi les victimes.

Dans une interview téléphonique accordée à la Radio Télévision Pacific et au journal Le National, ce mardi 2 mars 2021, l’ancien secrétaire d’État à la Sécurité publique, Himmler Rebu, ne prend pas au sérieux la coopération policière entre la Colombie et Haïti pour renforcer les capacités de l’unité anti-enlèvement de la PNH ainsi que l’annonce de Jovenel Moïse indiquant la mise en place d’une cellule anti-enlèvement. Pour M. Rebu, c’est une « blague ».

Il y a toujours eu une cellule anti-enlèvement au sein de la PNH, a-t-il fait savoir ajoutant que si M. Moïse veut le mettre de nouveau sur pied c’est parce qu’il n’a pas été opérationnel. « Chak jou y ap kidnape Ayisyen, y ap fè yo peye ranson. Lè yo rantre an kontak ak otorite yo, sèl sèvis yo ba yo, se al chita pou yo fasilite negosyasyon pou yo kapab leve kòb pote bay bandi yo », a fait remarquer M. Rebu. Le colonel Rebu a aussi précisé que le gouvernement avait su quoi faire pour libérer la femme du chef de sécurité du Palais national, Dimitri Hérard ainsi que les deux Dominicains kidnappés. « Donk, lè lòt ka yo pase, yo pa aji, donk nou menm, na tire konklizyon », a-t-il exliqué.

Si, d’une part, le dirigeant du Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (GREH) a laissé entendre que le gouvernement a des leviers pour résoudre le problème du kidnapping, d’un au côté, il croit que ce n’est pas parce que le pays ne dispose de techniciens capables de renverser la tendance. Il a nommé, entre autres techniciens, l’ancien directeur général de la PNH par intérim, Rameau Normil qui a été en charge de la DCPJ. M. Rebu se dit convaincu que la PNH a la « capacité technique » de résoudre 98 % du problème d’insécurité. « Si l pa ka rezoud yo, fòk li al chache kote sous pwoblèm lan soti », a-t-il fait savoir.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




Articles connexes


Afficher plus [7775]