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Pour la société civile, la marche du 28 février était un referendum contre la dictature

Pour la société civile, la marche du 28 février était un referendum contre la dictature



La Commission protestante contre la dictature en Haïti, la Fédération des barreaux d’Haïti et la structure « N ap mache pou lavi » ont présenté le bilan de la marche du 28 février 2021 et leurs perspectives lors d’une conférence de presse, le mardi 2 mars 2021. Ils appellent la population, notamment le secteur privé, à rejoindre et à amplifier la lutte contre la dictature et l’insécurité entre autres.

Plus d’un million de citoyens ont gagné les rues le 28 février lors de la marche initiée par le secteur protestant et embrassée par d’autres secteurs de la société civile, a affirmé maître Gédéon Jean, membre de la structure « N ap mache pou lavi ». Celui-ci a également rappelé les objectifs de la marche qui sont aussi au centre de toutes leurs revendications : faire état de la fin du mandat constitutionnel présidentiel depuis le 7 février 2021 et exiger que la communauté internationale retire son soutien à l'exécutif.

Ainsi, à l’instar de la marche du 28 février 2021, la Commission protestante contre la dictature en Haïti entend organiser d’autres activités pacifiques en vue d’exiger le respect de la Constitution et des droits humains. « La marche du dimanche 28 février a été le référendum contre la dictature, les atteintes à la justice, à la démocratie ainsi que les violations des droits humains. La population réaffirme la fin du mandat présidentiel de Jovenel Moise le 7 février 2021 et exige qu’il laisse le pouvoir », a déclaré pasteur Gérald Bataille.

Une lutte que d’autres secteurs de la société civile entendent poursuivre. Dans ce contexte le pasteur Gérald Bataille a appelé la population à se mobiliser afin d’amplifier le mouvement. De son côté, Gérald François, activiste politique, a invité les autres secteurs, comme le secteur privé, à rejoindre la mobilisation. Par ailleurs, Gérald François dit douter de la volonté du président de résoudre les problèmes causés par l’insécurité dans le pays. Les mesures que le président veut prendre contre le kidnapping qui sévit dans le pays depuis 2 ans viennent un peu tard, constate-t-il. L’enlèvement des deux Dominicains est à la base de la décision du chef de l'État, déclare t-il. Sa conclusion n‘est autre que la continuation de la mobilisation.

De son côté, Robinson Pierre Louis, représentant du Barreau de Port-au-Prince évoque l’impunité qui règne dans le système judiciaire. « L’assassinat de maitre Dorval doit être le point de rupture avec l’impunité dans le pays. C’est ce combat que nous menons à côté de la lutte contre la dictature a-t-il fait savoir.

Geneviève Rose Murdith Joseph




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