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Crise politique en Haïti : la société civile se pose-t-elle en alternative ?

Crise politique en Haïti : la société civile se pose-t-elle en alternative ?



À l’appel du secteur protestant, une marée humaine a défilé dans les rues de Port-au-Prince, dimanche 28 février, pour dénoncer l’insécurité et le kidnapping. C’était une véritable démonstration de force de la société civile, notamment l’Église, qui semble vouloir prendre en main la lutte pour le respect de la Constitution et l’élimination du phénomène de kidnapping dans le pays

Face à la crise de confiance dont fait face l’opposition au pouvoir en place, la société civile haïtienne est en train de se positionner comme véritable alternative. La semaine dernière, au cours d’une séance de l'Assemblée nationale du Québec, Paule Robitaille, députée de Bourassa-Sauvé, porte-parole de l’opposition officielle du Québec, également chargée des relations internationales francophones, a abordé la question d’Haïti. Au cours de son intervention, elle a demandé à la communauté internationale de témoigner de sa solidarité sans réserve au peuple haïtien, et de soutenir toutes les initiatives de sortie de crise qui émanerait de la société civile. La motion a été discutée en assemblée, une copie a été envoyée au Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et au président haïtien, Jovenel Moise.

Au cours de cette semaine, soit mercredi 3 mars prochain, la société civile a rendez-vous au département d’État américain pour des pourparlers concernant la situation en Haïti. Ce qui sous-entend que la communauté internationale tend à accepter la société civile commence l’alternative à la crise face aux deux extrêmes qui restent sur la corde raide, à savoir, l’opposition et le pouvoir en place. Et ce dimanche, la société civile a, pour une autre fois, prouvé qu’elle peut être l’alternative. La marche lancée par la Commission protestante contre la dictature en Haïti (CPCDH) a été une réussite totale. Appuyés par certains leaders de l’opposition et d’autres secteurs de la société civile, les pasteurs ont attiré des milliers de protestataires dans les rues de Port-au-Prince.

L’objectif a été de protester contre le phénomène du kidnapping et de l’insécurité qui gagne en ampleur dans le pays, mais aussi contre le refus du président Jovenel Moïse de quitter le pouvoir. D’après les protestataires, le mandat de Jovenel Moise est arrivé à terme depuis le 7 février 2021. La représentante du secrétaire général de l’ONU en Haïti et cheffe du BINUH, Helen Meager La Lime, a sa lecture personnelle de la quantité de citoyens présents dans les précédentes manifestations. Pour elle, la dernière manifestation du 14 février dernier n’a accusé la présence que de 3 000 personnes. Cette démonstration de force du dimanche 28 février a été particulièrement adressée à la diplomate onusienne.

D’après les pasteurs, s’engager dans la lutte n’est pas une option, mais un devoir chrétien et citoyen. Les chrétiens ont l’impérieuse obligation de défendre les opprimés et de les délivrer de la main des méchants. Les initiataires invitent toutes les couches de la société à s’impliquer pour éviter qu’Haïti ne sombre, à nouveau, dans une période de dictature similaire à celle des Duvalier. Ainsi, l’un des objectifs principaux de ces milliers de manifestants pacifiques qui ont déferlé dans les rues de Port-au-Prince ce dimanche a été de défendre la vie l’avenir et la dignité du peuple haïtien. En plus du départ du chef de l’État, plusieurs participants préconisent un dialogue social et institutionnel afin d’éviter la catastrophe.

Kidnappings contre rançons, recrudescence des actes de violence, extrême pauvreté, ce sont, entre autres, les principaux éléments de l’actualité en Haïti. Le quotidien du peuple haïtien se réduit à la mort, aux homicides, à l’impunité et à l’insécurité.

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