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« La journée de mobilisation nationale du 28 février 2021 sera totalement pacifique »

« La journée de mobilisation nationale du 28 février 2021 sera totalement pacifique »



Ce dimanche 28 février 2021, plusieurs secteurs de la vie nationale entendent marcher dans les rues pour dire non au kidnapping et exiger le respect de la Constitution en vigueur. En conférence ce jeudi, l’un des fers de lance de l’opposition a indiqué que cette journée de mobilisation sur tout le territoire sera entièrement pacifique.

Le Comité de mobilisation citoyenne pour le respect de la Constitution a été en conférence ce jeudi 25 février 2021 à Musseau. Plusieurs anciens parlementaires, militants et dirigeants ont payé de leur présence au cours de cet échange avec la presse. La journée de mobilisation nationale du 28 février 2021, la convocation du sénateur Nenel Cassy à la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) et l’intervention de Jovenel Moïse par-devant le Conseil de sécurité de l’ONU ont été à l’ordre du jour.

À en croire le porte-parole du secteur démocratique et populaire, André Michel, la mobilisation sur tout le territoire national depuis un certain temps n’est plus l’affaire de l’opposition, mais de la société haïtienne dans toute sa diversité qui s’engage dans la bataille pour le respect de la Constitution. « La mobilisation, dit-il, est multisectorielle ». Depuis le 7 février 2021, le mandat constitutionnel de Jovenel Moise a pris fin et à présent, ajoute-t-il, M. Moise est un « usurpateur de titre ». D’après l’avocat, la journée de mobilisation du 28 février sera totalement pacifique.

« Tout le monde doit se conformer afin que nous puissions réaliser une très grande démonstration de force. Nous avons besoin deux millions de personnes, à travers le pays, dans les rues. Nous devons montrer au monde entier que c’est la société haïtienne dans toute sa diversité qui rejette Jovenel Moïse comme président de facto », a lancé André Michel.

Face aux informations qui ont laissé croire qu’il y avait trois mille personnes dans les rues le dimanche 14 février dernier, Rony Timothée, porte-parole de l’organisation politique « Viv Ayiti », présent à la conférence, a réagi à ce sujet. D’après M. Timothée, la mobilisation du dimanche 28 février sera l’occasion d’apprendre à compter à la personne qui avait avancé ce nombre.

Plus loin, le porte-parole a profité pour dénoncer le silence des autorités gouvernementales dans le dossier de la fillette de 5 ans, kidnappée à Martissant, puis assassinée. « Timoun 5 kan sa a, sel krim li fè se paske li soti nan katye popilè, li pa gen dwa jwenn jistis. Aloske, nou wè ebyen lè se manifestasyon, tout inite nan Lapolis la reponn pou ba nou gaz », a fait remarquer M. Thimotée.

De son côté, l’ancien sénateur John Joel Joseph a accusé « Jovenel Moïse d’avoir le contrôle du kidnapping lorsqu’il a garanti au gouvernement dominicain que ses deux citoyens kidnappés sur le sol haïtien vont sortir sains et saufs ». M. Joseph a ajouté que « Jovenel Moise cherche une entente avec le gouvernement dominicain pour qu’on lui livre l’ancien maire, Youri Chevry en échange des deux citoyens dominicains ». L’ancien parlementaire a aussi invité le peuple à sortir de son silence dimanche en investissant les rues.

L’ancien sénateur des Nippes, Nenel Cassy, membre du secteur démocratique et populaire, a abondé dans le même sens. Le pouvoir a les mains trempées dans le dossier des kidnappings. Il a plaidé pour la libération des deux citoyens dominicains ainsi que le jeune haïtien plus connu sous le nom de « Tinèg ».

Pour ce qui est de la convocation du sénateur Nenel Cassy à la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ), André Michel a fait savoir qu’elle n’est pas en conformité avec la Constitution. D’après l’avocat, la DCPJ doit dire qui l’a donné l’autorisation, à quel titre et pour quel dossier, elle a convoqué M. Cassy. Également, dit-il, la DCPJ doit rappeler à la personne son droit de se faire accompagner d’un avocat.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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