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Report du referendum : l’Exécutif confiant pour les autres échéances

Report du referendum : l’Exécutif confiant pour les autres échéances



Programmé initialement pour le 25 avril 2021, le referendum constitutionnel vient d’être reporté au 27 juin. Ce qui, sans doute, va impacter le calendrier électoral qui s’étendra jusqu’en janvier 2022.

Les échéances électorales devaient démarrer le 25 avril 2021 pour terminer le 22 janvier 2022, date de la publication des résultats définitifs. Mais le report du referendum commence à faire planer des doutes autour du respect de ce calendrier. Pourtant, le ministère chargé des questions électorales indique que ce report n’aura aucune incidence sur le respect de la date des autres échéances, à savoir, l’organisation des élections présidentielles, législatives, municipales et locales.

Selon le ministère, les considérations techniques et logistiques qui ont occasionné le report du referendum sont exigées par le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). Près de 5 mois sont nécessaires pour l’acquisition et la distribution des matériels pour l’organisation du referendum. Une considération qui devrait être valable pour l’organisation des autres échéances électorales. Mais le ministère n’éprouve aucune crainte en ce qui concerne les questions logistiques pour les autres échéances.

Compte tenu des informations fournies par le ministère chargé des questions électorales, le calendrier modifié sera publié sous peu par le Conseil électoral provisoire (CEP). Ce calendrier tiendra compte uniquement du report de la date prévue pour l’organisation du referendum constitutionnel. Le CEP, dit-il, est en passe d’élaborer la loi électorale pour l’organisation des élections législatives, présidentielles, municipales et locales. Les dates resteront les mêmes pour l’organisation des échéances aussi bien pour la publication des résultats.

Ainsi, le premier tour des élections législatives et présidentielles aura lieu le 19 septembre 2021. Le deuxième tour des élections législatives et présidentielles aura lieu le 21 novembre 2021. Il y aura également les élections municipales et locales. Les résultats de ces élections seront publiés à partir du 17 décembre 2021 jusqu’au 22 janvier 2022, comme c’était initialement prévu lors de la publication du calendrier électoral par l’organe électorale le 7 janvier dernier. Le ministère a renouvelé son engagement de respecter le calendrier jusqu’au renouvellement de la classe politique en février 2022.

Le président Jovenel Moise, lors de la conférence bilan de ses 4 années de gouvernance, avait fait de l’année 2021 une année électorale, en plus d’être une année de réalisation des grands chantiers en matière d’électricité. La communauté internationale est en train de faire monter la pression pour l’organisation des l’élection afin de favoriser un retour à l’ordre démocratique. Deux décrets présidentiels ont été publiés le 5 janvier 2021 dans le journal officiel, le Moniteur, pour donner au CEP un cadre légal pour organiser toutes les échéances. Mais l’année risque de gaspiller en raison du fait que l’opposition haïtienne ne veut pas attendre une année de plus pour faire partir le président Jovenel Moïse qui, selon eux, devrait quitter ses fonctions le 7 février 2021.

Le processus électoral avance dans un climat d’insécurité et de protestations anti-gouvernementales. L’opposition exprime des craintes de fraude. Et si on compare le processus électoral actuel avec les élections législatives et présidentielles de 2015, ou même avec la présidentielle de 2010, il n’y a aucun changement. Pas d’évolution. Les mêmes histoires se répètent. En plus des inquiétudes techniques et logistiques, il y a l’opposition qui n’a pas confiance en la machine électorale et qui réclame le départ du président, l’installation d’un pouvoir de transition avec pour objectif l’organisation d’une conférence nationale visant à réconcilier la nation haïtienne.

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