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La grève ne paralyse pas le Palais de justice de Port-au-Prince

La grève ne paralyse pas le Palais de justice de Port-au-Prince



Malgré la grève générale lancée par les associations de greffiers et de magistrats pour protester contre l’arrestation du juge Iviquel Dabrésil et la nomination de trois juges à la Cour de cassation, le Palais de justice de Port-au-Prince continue, au ralenti certes, de fonctionner. Ce mercredi 24 février, les hommes de loi comme les solliciteurs de justice ont répondu présents au tribunal pour faire avancer leurs dossiers.

C’est un mot d’ordre d’arrêt de travail consenti dans toutes les 18 juridictions du pays en réponse aux empiétements de l’Exécutif sur le Pouvoir judiciaire. Pourtant, cette grève est loin d’être respectée par les différents acteurs du système judiciaire. Les portes du Palais de justice de Port-au-Prince sont ouvertes et les services sont accessibles.

Pour le mercredi 24 février, les services de greffe reçoivent comme d’habitude les plaintes des citoyens. Le secrétariat ainsi que d’autres services administratifs de cette juridiction fonctionnent comme à l’accoutumée. De nombreuses personnes sont remarquées sur place.
Les commissaires du gouvernement prennent sans ambages connaissance des affaires en cette période de grève. Selon un habitué du tribunal, les magistrats assis travaillent sur des dossiers, notamment des urgences.

S’agissant des magistrats assis, leurs bureaux sont fermés, et leurs présences ne sont pas aussi remarquées au sein du tribunal. Cette catégorie semble respecter le mot d’ordre de grève.

Toutefois, le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince est présent dans son bureau pour entendre des affaires en toute urgence. Me Bernard Saint-Vil a siégé en référé pour faciliter l’évacuation de certains dossiers. En cette journée surchargée pour le doyen, il était inaccessible pour les journalistes désirant lui parler.

Entretemps, de nombreux détenus attendent leur passage devant un juge pour connaitre leur sort. Si en temps normal les centres carcéraux du pays sont surpeuplés avec des personnes en détention préventive prolongée, la grève des différents acteurs du système judiciaire aura certainement une répercussion sur le sort de ces détenus.
Les associations de magistrats n’abandonnent pas

Après la première semaine de grève, l’Association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH), l’Association professionnelle des magistrats (APM), l’Association des juges de paix haïtiens (AJUPHA) et le Réseau national des magistrats haïtiens (RENAMAH) ont salué la détermination et le courage des magistrats de l’ensemble des cours et tribunaux qui, selon eux, respectent scrupuleusement l’arrêt de travail décrété depuis le 15 février 2021. Ils entendent poursuivre avec le mouvement jusqu’au rétablissement de l’État de droit en Haïti, ont-ils souligné.

Les associations de magistrats demandent la rétractation de l’arrêté pris en date du 8 février 2021 renvoyant à la retraite trois juges de la Cour de cassation en violation de la Constitution de la République et la Loi de novembre 2007 portant statut de la magistrature. Ils réclament également la retrait de l’arrêté pris en date du 11 février 2021 nommant irrégulièrement trois juges à la Cour de cassation, signifient-ils. Aussi, sollicitent-ils la réintégration du greffier Christophe Lespérance.

Woovins St Phard




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