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Recrudescence des cas de kidnapping dans la région métropolitaine de Port-au-Prince

Recrudescence des cas de kidnapping dans la région métropolitaine de Port-au-Prince



Après une petite accalmie, qui n’a duré qu’une semaine, les actes de kidnapping ont repris pour la plus belle dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Deux professionnels du droit se retrouvent figurés dans la liste des dernières victimes de ce phénomène. Ils ont été enlevés les 16 et 17 février 2020.


L’un des maux qui ronge la société haïtienne, particulièrement la région métropolitaine de Port-au-Prince a refait surface après une petite accalmie de quelques jours. En effet, les individus armés reprennent du service avec la multipliant les cas de kidnapping. Le mardi 16 et le mercredi 17 février 2021, pas moins de deux avocats, à savoir, Me Abbias Edumé et Me Nasha Saint-Fleur ont été enlevés et séquestrés. Un tel fait n’a pas laissé insensibles certaines structures, notamment l’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH) et l’Ordre des avocats de Port-au-Prince qui condamnent de tels actes.

« L'Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH) a appris avec la plus grande indignation, que des individus lourdement armés et non identifiés ont procédé dans la journée du mercredi 17 février 2021, plus précisément à Delmas 19, à l'enlèvement de Me Abbias Edumé, avocat au Barreau de Petit Goâve, ancien substitut commissaire du gouvernement au parquet près le tribunal de première Instance de Petit-Goâve, de Mirebalais et de Croix des Bouquets, professeur à l'université, frère du magistrat Ikenson Edumé, président du RENAMAH, vers une destination inconnue, au moment qu'il s'apprêtait à laver son véhicule », peut-on lire dans une note rendue publique ce jeudi 18 février 2021, par le président de l’ANAGH, Martin Ainé.

Pour l'ANAGH ces actes minent notre société. En ce sens, l’association « fait appel aux autorités compétentes du pays pour que promptement et drastiquement, ils fassent leurs interventions pouvant aboutir à la libération de Me Abbias Edumé et qu’ils prennent toutes les dispositions nécessaires pour freiner ce phénomène battant son plein dans le pays ». À travers une interview téléphonique réalisée ce jeudi avec M. Ainé, ce dernier a profité pour demander la libération de Me Nasha Saint-Fleur, membre du Barreau de Port-au-Prince ainsi que Mackenzy Roger, un employé de la Fédération haïtienne de football originaire de Petit-Goâve, kidnappés également.

Au moment de la réalisation de l’interview, environ midi 30 minutes (12 : 30), Me Ainé avait indiqué que la Nationale numéro deux a été bloquée au niveau de Petit-Goâve (Vialet…) pour réclamer la libération des deux Petits-Goaviens.

« C’est avec une grande émotion et un légitime sentiment de révolte que le conseil de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince a accueilli la nouvelle de l’enlèvement de Me Nasha Saint-Fleur. Selon les informations actuellement disponibles, cet acte de banditisme sur la personne de Me Saint-Fleur a été perpétré durant la matinée de ce 16 février 2021, dans le quartier de Babiole, à Port-au-Prince », a indiqué le Barreau de Port-au-Prince qui appelle les « autorités policières à mener des opérations idoines en vue de libérer » l’avocate de ses ravisseurs.

Au-delà de ces deux cas qui ont trouvé l’écho dans la presse haïtienne, un autre cas avait défrayé la chronique. Il s’agit de la fillette de cinq ans appelée Olsmina Jean-Méus qui, selon sa mère Nadege Saint- Hilaire, a été enlevée peu avant le 7 février à Martissant 15. À en croire sa mère, le cadavre de sa fille a été découvert le 17 février dernier. Répondant aux questions de la radio télévision Pacific ce matin, sa mère a profité pour demander de l’aide aux autorités afin de pouvoir enterrer sa fille, qui, selon l’entreprise funéraire, coûte 90 mille gourdes.

Dans son rapport datant du 11 février 2021 qui fait le point sur les principaux faits nouveaux intervenus depuis la parution du rapport précédent (S/2020/944) et sur l’exécution du mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti, le secrétaire général de l’ONU a abordé la problématique des enlèvements. « Bien que les activités des groupes criminels armés aient été perturbées par les efforts de la Police nationale et de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réintégration, qui s’est employée à négocier une désescalade avec les bandes, 70 enlèvements ont été signalés entre septembre et décembre (dont les enlèvements de 13 femmes et de 6 mineurs) ».

Outre cela, le rapport du secrétaire général a aussi indiqué qu’« au cours des 12 derniers mois, les enlèvements se sont multipliés de façon inquiétante, leur nombre ayant augmenté de 200 % par rapport à l’année précédente : 234 cas ont été signalés en 2020 (dont les enlèvements de 59 femmes et 37 mineurs), contre 78 en 2019 ».

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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