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Des acteurs de la société civile annoncent la mise en place d’un tribunal citoyen

Des acteurs de la société civile annoncent la mise en place d’un tribunal citoyen



Un tribunal citoyen où aura lieu une audience fictive qui a été annoncée par différentes structures de la société civile lors d’une conférence de presse donnée aux jardins de Kiskeya. Prévue pour le 19 février 2021, cette activité s'inscrit toujours dans le cadre des divers mouvements programmés par les opposants au président contesté Jovenel Moïse.


Cette activité est un symbole de rupture avec l’impunité qui sévit dans le pays depuis des années a fait savoir ces activistes politiques qui disent également lutter contre la dictature, le kidnapping et l'ingérence de la communauté internationale.

Dans ce tribunal symbolique, trois axes seront considérés a expliqué Me Gédéon, qui d’une part, parle de violation de la Constitution. De ce fait, il laisse entendre que les prévisions constitutionnelles n’ont pas été respectées puisque le président contesté se maintient à la tête du pays.

L’anéantissement des institutions est le deuxième chef d’accusation présenté par Me Jean toujours dans le cadre de l’organisation de ce tribunal citoyen annoncé. En effet, les élections pour renouveler les élus législatifs n’ayant pas lieu et ne reste au Parlement qu’une dizaine de sénateurs. De même, plusieurs décrets furent pris par Jovenel Moïse parmi lesquels, le décret du 6 novembre 2020 et ceux du 8 et 11 février 2021.

Selon ces décrets, l’avis de la Cour de cassation « ne lie ni la Commission nationale des marchés publics, ni les autorités du pouvoir exécutif, ni les ordonnateurs. De même, des juges ont été mis à la retraite et nommés sans suivre les procédures déterminées par la loi, notamment les articles 175 et 177 de la Constitution. Des situations qui ont conduit à une instabilité institutionnelle, selon les élaborations de Me Jean.

En dernier lieu, l’avocat a parlé de la violation des droits humains sous le gouvernement de Jovenel Moise. Il évoque les divers massacres qui ont eu lieu, dont celui de Lasaline. Selon le coordinateur général de l’Union nationale des normaliens/normaliennes et éducatrices/éducateurs d’Haïti (UNNOEH), Geoges Wilbert Franck, ce tribunal est le symbole qu’après le départ du chef de l'État contesté, il sera également jugé. Entre-temps, l’activiste Antoinette Duclair encourage la population à mener la lutte et lance déjà les invitations pour leur prochaine marche, initiée par le secteur protestant le 28 février 2021.

Geneviève Rose Murdith Joseph




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