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Crise politique en Haïti : ce que pensent les médias internationaux

Crise politique en Haïti : ce que pensent les médias internationaux



La presse internationale, comme à chaque catastrophe et chaque crise corsée en Haïti, s’emploie à parler de la situation du paysdepuis quelques jours. Par expérience, ce n’est jamais bon signe. Certains confrères des médias de référence aux États-Unis, au Canada et en France ont placé leurs mots sur la conjoncture haïtienne.


Ce mercredi 10 février, New York Times et Washington Post, deux des plus grands et plus anciens journaux des États-Unis, ont parlé d’Haïti et de la crise. Le conseil éditorial de chacun de ces journaux a donné leur opinion sur la situation d’Haïti. « Haïti a besoin d’aide, les Haïtiens fuient leur pays à cause de leur président », sont les deux titres qui ont été consacrés au pays par le Washington post et le New York Times, dans la rubrique opinion. L’idée est d’expliquer la situation chaotique en Haïti, et d’inviter le gouvernement américain à donner son appui au peuple haïtien.

Dans un journal, le conseil éditorial est un groupe de journalistes d'opinion dont les opinions sont éclairées par l'expertise, la recherche, le débat et certaines valeurs de longue date. Contrairement aux autres journalistes de la salle de rédaction, les éditorialistes peuvent donner leurs opinions sur des faits de l’actualité. Et quand ils le font, cela reflète la position exprimée par le journal. Ce qui explique que le New York Times, journal à sensibilité démocrate et aussi apprécié par les républicains modérés, et le Washington Post qui serait un média centriste, ont pris une position nette. Ils critiquent sévèrement le gouvernement américain de ne pas prendre position en faveur de la majorité du peuple haïtien.

D’entrée de jeu, New York Times a fait savoir qu’Haïti a besoin d’aide, et que le pays est dans une crise constitutionnelle, mais au lieu de transporter de l'aide, les États-Unis font des déportations. Le 7 février 2021, poursuit le journal, devrait être une journée de célébration du 35e anniversaire de la chute des Duvalier et le dernier jour de Jovenel Moise au pouvoir, mais c’était plutôt un autre jour d’enfer. Par cette déclaration, le journal a clairement pris position en faveur du 7 février 2021, la pomme de discorde. Pour le journal, cette date marque la fin du mandat présidentiel de Jovenel Moise.

En outre, Washington Post, qui parlait plutôt de l’émigration exagérée des Haïtiens ces derniers temps, rend responsable l’équipe de Jovenel Moise. Le journal présente Jovenel Moise comme l’un des pires, de l’histoire récente, parmi les anciens dirigeants haïtiens qui ont presque tous les mêmes caractéristiques. D’après le journal, les difficultés chroniques et la faim dans le pays ont longtemps été liées à une longue lignée de dirigeants corrompus, autocratiques et brutaux qui ont exacerbé l’instabilité du pays. Selon le journal, le mandat de Jovenel Moïse a été marqué par une dégradation des institutions démocratiques et une descente dans la violence qui a transformé la capitale haïtienne, Port-au-Prince, en un tableau de peur et d’insécurité.

Le journal va plus loin pour expliquer comment Jovenel Moise a fait de son possible pour dissoudre le Parlement, et affaiblir la justice haïtienne. « Jovenel Moïse nie être un dictateur, alors que ses actions suggèrent le contraire », indiquent les éditorialistes qui croient que le mandat de Jovenel Moise a expiré le dimanche 7 février dernier. À côté de New York Times, et Washington Post, plusieurs autres médias en France et au Canada ont tourné en boucle des reportages sur la situation d’Haïti. France 24, Ici radio Canada, Tv5 monde, ont accordé plusieurs heures d’antennes à l’opposition, le pouvoir en place et la société civile haïtienne durant cette semaine pour des explications sur ce qui se passe en Haïti.

Par ailleurs, des journaux comme le Monde, le point, le Figaro, la Presse, ont consacré plusieurs articles de reportage ou d’opinion sur la situation actuelle d’Haïti. Certains d’entre eux exposent une situation délicate où deux hommes sont aux commandes du pays, à savoir Jovenel Moise et Joseph Mécène Jean-Louis, président désigné par les hommes de l’opposition au pouvoir en place. Si les médias américains, à savoir Washington Post et New York Times, sont plus directs dans les débats sur la fin du mandat de Jovenel Moise, les médias canadiens et français semblent vouloir aborder la question avec plus de recul, en ouvrant plutôt leur tribune aux experts d’Haïti, la société civile et les acteurs clés de la crise.

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