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Les écoliers victimes de la crise politique en Haïti

Les écoliers victimes de la crise politique en Haïti



La situation sociopolitique du pays continue d’avoir des incidences sur les activités scolaires. Les établissements d’enseignement gardent encore leurs portes formées quatre jours après la date du 7 février 2021, qui était annoncée apocalyptique, au cas où le président Moise refuserait de quitter le pouvoir. Cette situation inquiète les parents.


Bien avant le 7 février 2021, plusieurs établissements avaient décidé de donner un congé spécial aux élèves, en tenant compte des annonces et menaces de l’opposition politique qui voulait faire basculer, par tous les moyens, le régime au pouvoir.

Plusieurs jours après, malgré l’amorce d’un retour à la normale, les activités scolaires restent encore paralysées. Et, ce sont les enfants qui en font les frais.

Les écoliers ont brillé leur absence au niveau des rares écoles qui ont décidé de rouvrir leurs portes après le 7 février. À l’instar des dernières années, le secteur éducatif est frappé de plein fouet par la crise socio-politique qui secoue le pays.

Les heures de cours ont, pour beaucoup, déjà été gaspillées l’année dernière, soit en raison de la crise engendrée par le Coronavirus ou des revendications politiques tout simplement.

Il va de soi que les 189 jours de classe de l’année académique risquent de ne pas être sauvegardés. Dans de telles conditions, il est fort difficile d’arriver à une éducation de qualité pour tous les enfants haïtiens dans système caractérisé par des disparités déjà très énormes entre les différents établissements scolaires du pays.

Le droit à l’éducation fait partie des besoins fondamentaux de l’être humain, comme le reconnait la Convention internationale relative aux droits de l’enfant ratifiée par Haïti.

Dans tout pays qui aspire au développement et à la justice sociale, elle occupe une place privilégiée dans les actions des décideurs publics qui font tout pour garantir un climat propre à l’apprentissage pour le plein épanouissement des enfants.

Ainsi, en Haïti, la classe politique ne fait que fragiliser le pays, tuer des rêves et détruire l’avenir de toute une jeunesse. Pour l'instant, aucune institution scolaire ne semble être en mesure de fixer une date pour la réouverture des classes.

Quant aux parents, ces derniers continuent de se plaindre des fâcheuses incidences de la crise politique sur les activités scolaires.

Pas de réaction jusque-là, du côté du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle qui semble aussi être dépassé par les événements. Permettre aux enfants d’avoir la chance d’aller à l’école devrait être une préoccupation de tous les acteurs politiques.

Mario Sylvain




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