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La Direction politique de l’opposition démocratique présente une proposition de gouvernance pour une transition réussie

La Direction politique de l’opposition démocratique présente une proposition de gouvernance pour une transition réussie



Alors que le président de la République Jovenel Moïse ne cesse d’expliquer que son mandat arrivera à terme en 2022, la Direction politique de l’opposition démocratique a présenté ce lundi 30 novembre 2020 une proposition, non encore définitive, pour une transition réussie au 7 février 2021. Entre le choix d’un président sortant de la Cour de cassation et un Premier ministre issu de l’opposition ou de la société civile, les débats sont lancés, selon les responsables.


Au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi 30 novembre 2020, au local de la Fusion des sociaux-démocrates, la Direction politique de l’opposition démocratique (DIRPOD) a présenté une proposition de sortie de crise. Selon les membres de la direction, le président de la République doit impérativement quitter le pouvoir le 7 février 2021. Et pour éviter que le pays ne sombre pas dans le désordre, ils estiment qu’une équipe doit être placée à la tête de l’État. Pour ce, ils mettent en débat une proposition de gouvernance « efficace » pour une transition réussie.

« Et, dit André Michel porte-parole du secteur démocratique et populaire, nous demandons à tous les secteurs de la nation de s’approprier de notre proposition, de retirer ce qui mérite d’être retiré, de changer ce qui mérite d’être changé, d’ajouter ce qui mérite d’être ajouté ».

Pour la gouvernance de cette transition, ajoute M. Michel, nous proposons deux possibilités : un président provisoire issu de la Cour de cassation avec un Premier ministre qui vient soit de l’opposition politique soit de la société civile ayant la responsabilité de diriger la transition. Comme deuxième possibilité, l’avocat continue en proposant un Premier ministre issu de l’opposition ou de la société civile pour diriger la transition.

« Le président provisoire sera choisi parmi les juges de la Cour de cassation, par une commission bipartite de sept (7) membres dont quatre (4) seront désignés par les partis politiques et trois (3) par des organisations représentatives de la société civile », ont précisé les responsables de la Direction de l’opposition démocratique dans le document élaboré à ce sujet. Le document laisse savoir également que les membres de la commission bipartite ne pourront pas faire partie du gouvernement et le mandat du président provisoire prendra fin le jour de la prestation de serment du prochain président élu.

De ce document non encore définitif élaboré par OPL, Veye Yo, VERITE, Secteur démocratique et populaire, MOCHRENA, Fusion, INITE, INIFOS, AAA, il est indiqué, entre autres, que les membres du gouvernement de transition ne pourront pas se porter candidats à aucun poste électif. Selon les responsables, ceux qui participent dans le choix des membres du gouvernement viseront la parité homme/femme et à défaut respecteront le quota de 30 % des femmes prévu par la Constitution.

Comme principales tâches de la transition, les dirigeants politiques ont indiqué la nécessité de rétablir l’autorité de l’État dans tout le pays, de restaurer un climat de sécurité par le démantèlement des gangs armés, de créer les conditions pour la réalisation du procès Petrocaribe et du procès des massacres et exécutions sommaires. Les instigateurs du document ont aussi mentionné des débats sur les modifications à apporter dans la Constitution et la mise sur pied d’un organe électoral ad hoc.

Faut-il signaler, ces derniers jours, la polémique entre des membres de la DIRPOD et le leader du parti politique Pitit Dessalines a affaibli un peu le mouvement de l’opposition contre le chef de l’État qui prévoit de quitter le pouvoir qu’au 7 février 2022.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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