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Les Forces nationales pour la démocratie (FND), nouveau regroupement de forces de l’opposition

Les Forces nationales pour la démocratie (FND), nouveau regroupement de forces de l’opposition



Ils sont plus d’une vingtaine d’organisations populaires et de la société civile, des partis politiques à se rassembler contre le régime en place, ce lundi 16 novembre 2020, au sein de la structure fraichement formée ayant pour appellation : Forces nationales pour la démocratie (FND). À en croire, le Dr Louis Gérald Gilles, les FND, qui sont une coalition de forces de l’opposition, vont accompagner la population haïtienne dans sa lutte contre la dictature rampante qui menace la démocratie républicaine.


Des partis politiques, des organisations populaires et de la société civile ne cessent de se regrouper contre le régime en place. En effet, en ce lundi 16 novembre 2020, dans un hôtel de la capitale haïtienne, la presse était invitée au lancement officiel des Forces nationales pour la démocratie (FND). Cette dernière structure vise à forcer un retour à l’ordre démocratique et constitutionnel dans le pays. Les FND, selon le secrétaire général de la « Nouvelle orientation unifiée pour libérer Haïti » (NOULHA), devraient « accompagner le peuple haïtien dans sa lutte contre la dictature rampante qui menace les fondements de la démocratie républicaine ».

Le Mouvement patriotique populaire dessalinien (MOPOD), le Collectif des députes de l’opposition et alliés (CADOA), le Rassemblement social-démocrate (RSD), l’Émergence démocratique, NOULHA, Challenger populaire, Table concertation de l’Artibonite, Entente nationale (ENA), le Collectif des anciens maires d’Haïti, le Parti indigène, le Parti influence nationale, Opposition Sud, Résistance Arcahaie, Solidarité Grand-Anse, la jeunesse en Mouvement, Rassemblement écologiste haïtien et Force Delmas 31 figurent, selon M. Gilles, parmi les signataires de l’acte constitutif des FDN.

À en croire le Dr Gilles, cette structure trouve son origine, entre autres, dans la mise en veilleuse arbitraire de la Constitution en vigueur par le président Jovenel Moise après l’avoir violé de manière systématique, dans la mise sur pied d’un Conseil électoral provisoire (CEP) en dehors du cadre constitutionnel légal et coutumier, dans les différents massacres ayant occasionné la mort de plusieurs citoyens à Cité-Soleil, Bel-Air, Pont-Rouge, Carrefour-Feuille et aussi dans l’insécurité et le banditisme qui sévit dans le pays.

« Nous avons pris cette initiative, dit Victor Benoit, représentant officiel du RSD, parce que le travail pour établir la démocratie en Haïti demande beaucoup de bras, beaucoup d’intelligence et de détermination et surtout nous avons beaucoup besoin que nous nous mettions ensemble ». Pour le professeur Benoit, cette mise en commun vise prioritairement à « débarrasser le pays de ce régime dirigé par le président Jovenel Moïse qui tolère le banditisme et qui viole la Constitution ». Pour l’ancien ministre de l’Éducation nationale, le fait de se débarrasser du président sera un premier pas.

Sur la division existant au sein de l’opposition dans son ensemble, l’agronome Jean André Victor du MOPOD a tenu à apporter certaines explications. « Gade dwèt nan men nou, n ap wè yo tout pa kole ansanm, si tout pa kole ansanm, se lanati ki fè sa, se Bondye ki panse l konsa. Paske, lè w fèmen men w, se yon fòs li ye », a fait comprendre le dirigeant du MOPOD ajoutant que chaque force de l’opposition est un doigt faisant parti de la main de l’opposition. Quand ces doigts se rencontrent ensemble, précise l’agronome, ils vont frapper le poing sur la table et demander au chef de l’État de tirer sa révérence.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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