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Crise politique : le contexte exige un accord entre les acteurs

Crise politique : le contexte exige un accord entre les acteurs



Haïti est, jusqu’à date, épargnée par la crise sanitaire mondiale provoquée par le coronavirus, mais le pays reste encore sous la menace d'autres crises internes qui risquent de saper les fondements mêmes de cette nation. Face à cette situation, des voix s'élèvent tant au niveau national qu’à l’international pour dire non aux dérives enregistrées en Haïti, et exiger une meilleure gestion de la République.


Insécurité, crise politique, crise économique, système éducatif en défaillance, etc., les problèmes d’Haïti sont nombreux. Pourtant, personne n'envisage de chercher une solution durable et profitable aux générations actuelles et futures. À ce carrefour, un consensus à partir d’un dialogue franc et sincère devrait être la principale priorité. Mais les acteurs en présence refusent de se tourner vers cette voie. En fonction de leurs intérêts, l'opposition et le pouvoir en place tirent sur la corde raide.

L'insécurité est l’un des sujets les plus présents dans l'actualité en Haïti. Les paramètres pour la mesurer sont à la fois nombreux et difficilement comparables. Les données de la Police nationale d'Haïti (PNH) donnent toujours l'impression que l'institution policière a le contrôle, mais la réalité sur le terrain prouve toujours le contraire. La crise économique en est encore un autre aspect à considérer. Croissance, emploi, consommation sont déjà victimes de l'effondrement de l’économie nationale.

Les épisodes de « pays lock » ont jusqu’à date de graves conséquences économiques sur le pays. En plus des secteurs culturel et sportif, le système éducatif, déjà en défaillance, a été très touché par ce mouvement provoqué par la crise politique au début de l'année académique 2019-2020. Les parents ont encore à la bouche le goût amer de cette période. En dépit un fonctionnement apparemment normal, cette polémique entre pouvoir et opposition est loin d'être terminée. Entre temps, la masse populaire s’enlise dans la souffrance.

En perte de vitesse suite à de nombreuses luttes et scandales internes, l’opposition cherche à se réinventer. Le cap est mis sur 17 octobre, date de commémoration de la mort du père fondateur de la Nation, l'empereur Jean Jacques Dessalines, pour la relance des mouvements de mobilisation dans le pays. Mais tout n'est que rapport de force. Pourtant, il n’est pas certain qu’aujourd’hui l’opposition à la force nécessaire pour faire capoter le régime en place.

Toutes les manœuvres visent à éjecter le président Jovenel Moise du fauteuil présidentiel au plus tard le 7 février 2021, date de la fin de son mandat, d’après l’opposition. Or, du côté du pouvoir, tout le monde reste convaincu que le mandat de cinq ans prendra fin en 2022, et que le chef de l'État doit quitter le pouvoir au mois de février de cette année. Personne n’envisage de céder, alors que le contexte l’exige. Les décisions pour sortir de l’impasse doivent nécessairement passer par le dialogue.

L’avenir parait tellement noir ici en Haïti, que des étrangers plaident à maintes reprises pour un changement de politique dans ce pays. La dernière intervention en date est celle de Roberto Álvarez, le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine. Le 5 octobre dernier, lors de son discours à la 75e session ordinaire de l’ONU, par-devant le Conseil de sécurité, sur la mission onusienne en Haïti (BINUH), il a exprimé sa préoccupation face à la crise sociale, économique, sanitaire et politique que traverse Haïti.

Par ailleurs, le diplomate dominicain a lancé un appel à la communauté internationale de façon à fournir au peuple haïtien une aide humanitaire et les ressources nécessaires pour pouvoir investir dans les infrastructures et dans la création d'emplois dans le pays. Ce qui n'est pas possible pour l'instant sans un consensus, et, peut-être au-delà de ce consensus, il doit y avoir une confiance réciproque entre les acteurs qui doit se mettre d'accord sur la nécessité de renforcer l'État haïtien et sortir le pays du stade de sous-développement au plus vite. Car, le sous-développement, l’instabilité politique et la faiblesse de l'État ne peuvent produire que la misère et l'insécurité sous toutes ses formes.

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