S'identifier Contact Avis
 
27° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Gonaïves : le CEFIA s’oppose à la réouverture spéciale des classes

Gonaïves : le CEFIA s’oppose à la réouverture spéciale des classes



Le Collectif des enseignants de la formation initiale accélérée (CEFIA) est monté au créneau le jeudi 6 août 2020 pour signifier leur désaccord avec l’annonce de la réouverture des classes prévue lundi prochain sur ordre du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, pour terminer l’année scolaire 2019-2020 gravement perturbée par le mouvement Peyi lòk et la pandémie du nouveau coronavirus en début d’année.


Dans une conférence pour la presse le jeudi 6 août 2020, la coordination du Collectif des enseignants de la formation initiale accélérée (CEFIA) s’est montrée préoccupée par l’approche de la date de la réouverture des classes, alors qu’aucune considération n’a été faite pour les enseignants qui se retrouvent dans des situations difficiles. Elle renonce à investir les salles de classe mise à part la satisfaction de leurs revendications mettant en avant le mauvais état des écoles nationales qui ne sont pas en condition de recevoir des enfants ainsi que les professeurs sans risque de contamination.

« En tant que syndicalistes, nous estimons que ce serait une erreur si nous n’avions pas fait appel à la presse pour donner notre position sur la réouverture des classes que le ministre Pierre A. Cadet veut imposer par la force. L’année académique aurait été bel et bien achevée sans les cinq mois de confinement (non nécessaires) décrété par le gouvernement. Ils ont fermé l’école pour régler leurs affaires depuis 19 mars. Mais aujourd’hui, nous avons entendu de la bouche du ministre que tous les professeurs doivent retourner en salle de classe. Étant donné qu’au moment où ils ont fermé l’école il n’y a eu que deux cas, aujourd’hui nous avons plus de 150 cas de décès liés à la Covid-19 », a déclaré la coordination.

« Quand on regarde la structure des écoles, il n’y a aucune mise en place qui a été faite. Beaucoup d’écoles ne sont pas en mesure de recevoir les élèves alors que le ministre ne jure que sur la réouverture des classes. Nous avons constaté que l’école fonctionne en plusieurs dimensions parce qu’il y aura une catégorie qui va commencer la nouvelle année académique alors qu’une catégorie va continuer l’année scolaire en cours. J’estime que c’est une irresponsabilité de la part du ministre. Nous n’allons pas retourner en salle de classe pour attraper la maladie surtout après la décision du gouvernement d’ouvrir le pays. Aujourd’hui, en tant qu’enseignants, nous n’allons pas revenir en salle de classe dans ces conditions. Certaines écoles n’ont pas un système d’adduction en eau. Comment va-t-on demander aux enfants de respecter les gestes barrières ? », s’est lamenté Pierre Occilus, coordonnateur de CEFIA.

D’un autre côté, il a plaidé en faveur d’une revalorisation salariale par rapport au taux d’inflation qui ne cesse d’augmenter et conséquemment réduit le pouvoir d’achat des professeurs. De ce fait, le CEFIA exige de l’État un salaire de base de 75 000 gourdes et une carte de débit de 25 000 gourdes, l’ouverture d’un programme ONA au bénéfice des professeurs et la nomination des professeurs qualifiés. Sans la satisfaction de ces exigences, les syndicalistes n’entendent pas baisser les bras.

Lesly Succès




Articles connexes


Afficher plus [7079]