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L’ex-ministre de la Justice voulait faire plier les bandits

L’ex-ministre de la Justice voulait faire plier les bandits



Lucmane Delile a fait son dernier tour de piste, ce matin en qualité de ministre de la Justice. En début de soirée, il a été remplacé par le citoyen Rockfeller Vincent. Pourtant Lucmane Delile avait bien commencé la journée en réagissant, en conférence de presse, à la démonstration de force donnée par les groupes armés de la capitale le mardi 7 juillet. Il a déploré, comme un simple citoyen, ce qui s’était passé. Il a affirmé avoir passé des ordres à la Police nationale pour traquer ces individus armés de façon illégale.


C’était un ministre de la Justice et de la Sécurité publique un peu tendu en conférence de presse le jeudi 9 juillet aux locaux mêmes de son ministère. D’un ton sévère, Lucmane Delile a déploré les événements du mardi 7 juillet survenus dans la capitale où des hommes armés ont semé la pagaille. Qualifiant cet événement de fait révoltant, le ministre de la Justice a estimé que c’est une situation extrêmement grave. « Haïti n’est pas une République bananière. Nous ne pouvons pas accepter ça », a martelé Maitre Delile qui a mis les groupes armés au défi de reproduire une situation pareille.

Pour lui, cette comédie de mauvais goût est due à son absence. Il a indiqué avoir regardé les faits à la télé en dehors du pays. « Je n’étais pas là, je suis de retour », a expliqué Lucmane Delile, qui croit que l’État ne peut pas accepter une telle situation. Selon lui, des individus qui devraient être en prison prennent le malin plaisir de terroriser la population. Pour lui, la structure de la sécurité publique du pays est éclatée pour faire place aux groupes armés.

« Aux grands maux les grands remèdes », a souligné celui qui était encore ministre de la Justice, qui a confié avoir passé des instructions à la Police nationale pour traquer ces criminels comme des bêtes sauvages. Il a rappelé aux policiers qu’ils ont prêté serment pour servir et protéger les vies et les biens sur le territoire national.

Par ailleurs, Lucmane Delile a fait savoir que l’inacceptable ne peut être défendu en appelant les organisations de la société civile à se mettre d’accord pour la résolution du problème de la gangstérisation du pays qui date des années 90 après la chute de Duvalier. « Nous devons nous entendre sur ce point pour déraciner ces malfaiteurs dans le pays », a précisé l’ancien commissaire du gouvernement près du tribunal de première instance de Port-au-Prince.

Le ministre de la Justice n’était pas au courant des manifestations violemment dispersées par des policiers devant son ministère
Si à deux reprises, 29 juin et 6 juillet, des policiers ont dispersé des manifestations pacifiques devant le ministère de la Justice pour réclamer le droit de vivre, Delile a laissé entendre qu’il n’est pas au courant des brutalités policières. Il a affirmé que les citoyens ont le droit de manifester, selon la loi mère du pays. Il ne veut pas croire que la police ait dispersé des manifestations pacifiques.

Tout en se vantant de son passé de manifestant professionnel, Lucmane Delile a évoqué la possibilité d’infiltration dans les manifestations. Suivant ses dires, il peut y avoir des gens de mauvaise intention qui s’infiltre dans le mouvement dans le but de créer des problèmes. Ce qui, d’après lui, pourrait occasionner les interventions policières.

Toutefois, Lucmane Delile ne pourra pas suivre, comme ministre, l’évolution de l’enquête policière qu’il a promis de diligenter pour savoir ce qui s’est passé réellement dans les manifestations de 29 juin et 6 juillet devant les locaux du ministère de la Justice. L’histoire retiendra de Lucmane Delile, un ministre de la Justice fanfaron qui a toujours été mis en échec par les gangs armés et le premier à être renvoyé du gouvernement dirigé par Joseph Jouthe. Aussi, il est celui par qui le scandale de la grâce présidentielle accordée à des détenus dangereux qui, vraisemblablement, ont soudoyé des responsables du système judiciaire.

Woovins St Phard




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