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Bavures policières: la PNH se défend

Bavures policières: la PNH se défend



Depuis le premier sit-in du collectif Nou p ap dòmi, la Police nationale d’Haïti (PNH) est mise sur la sellette. Elle était reprochée de violation de droits humains et de brutalités volontaires. Face à ces accusations, Michel-Ange Louis-Jeune fait le point et invite les victimes à porter plainte.


Lors du premier sit-in du collectif Nou p ap dòmi, la PNH avait réprimé le rassemblement par la force. Cette semaine encore, on lui a adressé des reproches pour les mêmes raisons. Dans la foulée, son laxisme par rapport aux membres du G9, ayant réalisé une démonstration de force dans les rues de Port-au-Prince, a été dénoncé.

Le porte-parole de la PNH, Michel-Ange Louis-Jeune, a fait le point. Selon lui, la PNH, suivant sa mission et les informations qui lui étaient parvenues, devait intervenir sur plusieurs fronts. Elle avait pris les dispositions nécessaires pour sécuriser non seulement les militants qui manifestaient, mais aussi les bâtiments (privés et publics). Selon le porte-parole, l’institution policière était informée d’une éventuelle attaque ourdie par des gens malintentionnés visant certains bâtiments.

Malgré les mesures prises par la PNH, des civils armés ont surpris les agents de l’ordre en infiltrant le mouvement pacifique, soutient M. Louis-Jeune. La police sur le qui-vive a vite repris le contrôle de la situation et a procédé à trois interpellations. Il déplore parallèlement les cas de blessures enregistrés.

L’opinion publique a sévèrement taclé la PNH. Le porte-parole, au contraire, en guise de blâme rappelle aux critiques les modes opératoires de la police. « La PNH n’est pas caractérisée par la brutalité, mais plutôt par le respect des normes et des droits humains. Dans l’exercice de sa fonction, un policier peut commettre une déviance en s’écartant des normes. Cependant, l’IGPNH est là pour corriger les dérives », fait-il savoir invitant les victimes à porter plainte à l’Inspection générale de la PNH s’ils estiment que leurs droits avaient été lésés.

D’après M. Louis-Jeune, la PNH peut utiliser la force raisonnablement en prenant le soin de déterminer le momentum de ses interventions. « Le principe est de déterminer à quel moment et dans quel contexte il faut intervenir. La mort civile est condamnée. Par conséquent, vaut mieux que des bandits soient encore en liberté au lieu de sacrifier des membres de la population civile », a-t-il précisé.

Dans l’intervalle, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Lucmane Delile, condamne cette démonstration du G9 qu’il qualifie de comédie de mauvais gout. « C’est révoltant ! C’est inacceptable ! La PNH est instruite de traquer ces bêtes sauvages », a-t-il insisté.

Daniel Sévère




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