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Situation de panique dans plusieurs quartiers de la capitale

Situation de panique dans plusieurs quartiers de la capitale



La zone métropolitaine de Port-au-Prince a connu une situation de tension ce mardi. Les différents quartiers réputés « zones de non-droit », dont Martissant et ses environs, Bel-air, Lasaline, Delmas 2, etc., ont été le théâtre de démonstration de force des gangs armés qui n’envisagent que de faire régner la peur et provoquer le chaos dans le pays.


Le mouvement n’a pas été revendiqué par aucun groupe armé au niveau de ces quartiers, mais selon plusieurs sources concordantes, c’est le « G9 an fanmi », groupe armé dirigé par l’ancien policier Jimmy Cherisier alias Barbecue, qui réclamait un retour d’ascenseur pour la pacification des quartiers populaires. De Fontamara à Cité Soleil, en passant par Bicentenaire, avenue Pouplard, Route de l’aéroport, c’était le chaos, la panique générale. La circulation était paralysée, et les citoyens s’empressaient de rentrer chez eux.

Des barricades de pneus enflammés ont été érigées dans plusieurs artères stratégiques de la capitale. Des tirs nourris ont retenti dans la plupart des quartiers qui jusqu’à présent sont sous l’emprise des gangs armés. Dans toutes les rues de Port-au-Prince, les fauteurs de trouble circulaient avec des armes de grands calibres, sans aucune crainte de se faire stopper par des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH). Des institutions étatiques ou privées ont dû fermer leur porte au milieu de la journée.

Profitant de l’impunité qui règne dans le pays, l’ancien agent de la PNH, Jimmy Cerisier convertit en bandit armé sous le pseudo de « Barbecue », serait à l’origine de ce mouvement. Cet ancien policier qui selon le ministre de la Justice, Lucmanne Delille, est activement recherché par la PNH, a un projet de fédérer les divers groupes armés de la zone métropolitaine de Port-au-Prince autour d’un projet de rétablissement de la paix. 9 groupes armés au total ont accepté de marcher dans sa logique. D’où l’appellation G9 an fanmi.

En outre, depuis le début du mois de juin, Jimmy Cherizier a entamé sa campagne pour un soi-disant projet de paix. Ainsi, il a rencontré des partisans du chaos comme lui, dont Ti Lapli, Chrisla et co afin de former le G9 an fanmi. Des organisations de la société civile et des partis politiques, dont le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) et Fanmi lavalas ont fait savoir que c’est à l’initiative du pouvoir en place que ce réseau a été créé. L’objectif, le contrôle des prochaines élections qui devront se tenir dans le pays.

S’il est vrai que ce groupe a pris naissance à l’initiative du pouvoir en place, ces hommes armés semblent n’avoir pas l’intention de faire un cadeau au pouvoir. Après la coalition, ces gangs armés ont observé un cessez-le-feu, en attendant le retour d’ascenseur des hommes au pouvoir en place. Un silence de la part du pouvoir en place serait à la base de la situation de tension. Ce qui peut bien vouloir dire qu’aucun projet de paix n’intéresse ces chefs de gangs. D’ailleurs, ils ne vivent que de la terreur. Le véritable objectif est de devenir plus puissant et incontournable sur le plan politique, économique et social.

L’enfer vécu par les riverains de Port-au-Prince ce mardi, notamment ceux de la 3e circonscription de Port-au-Prince et des sections limitrophes, n’est pas nouveau. C’est plus de trois ans de cauchemar que vit la population. Avec l’arrivée de Jovenel Moise au pouvoir, les gangs armés se sont multipliés et sont devenus plus puissants. Les gangs armés défient l’autorité de l’État, et imposent leur agenda. Entre temps, des attaques armées aux épisodes de vol de convois alimentaires, en passant par des citoyens qui sont contraints d’abandonner leur domicile en raison de la violence dans des quartiers populaires, la liste des victimes s’allonge.

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