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En dépit de la propagation du virus, les gangs armés ne chôment pas

En dépit de la propagation du virus, les gangs armés ne chôment pas



Les bandits armés ne cessent de terroriser la population en dépit de la peur liée au coronavirus dans le pays. Ce mercredi, au moins cinq morts ont été enregistrés lors d’un affrontement entre gangs armés à Cité Soleil. Et au niveau de Martissant, la situation ne s’est toujours pas améliorée. Comme d’habitude, des informations précises ne sont toujours pas disponibles en ce qui concerne les causes de ces affrontements entre groupes rivaux.


Ces décès sont à déplorer au niveau du quartier de Bois neuf. Au passage, plusieurs maisons ont été également incendiées lors de cette attaque lancée par des groupes armés de Brooklyn, selon les témoignages. De nombreux résidents ont déjà fui la zone pour échapper aux violences. Des citoyens qui ont réussi à s’échapper racontent que les assauts des gangs de Brooklyn visent à prendre le contrôle du quartier de Boston.

Par ailleurs, ils révèlent que l'objectif de cette guerre est typiquement le contrôle de territoire. Ce qui permet aux bandits d’avoir plus d’espace pour rançonner les commerçants. Et comme à l’accoutumée, les autorités policières n’ont pas réagi, plus de 24 heures après les assauts. Les citoyens de la commune déplorent la passivité des forces de l'ordre, ainsi que les autorités centrales qui, selon eux, abandonnent les citoyens de Cité Soleil à leur sort.

Le maire principal de la commune, en dépit des accusations d’implication qui pèsent sur son dos, essaie d’attirer l’attention des autorités centrales sur la nécessité d’une intervention en urgence afin de rétablir la paix au niveau de la zone. En plus du maire principal, les citoyens pointent du doigt d’autres notables de la commune, des officiels, des hommes du secteur des affaires, ainsi que certains leaders de l’opposition.

Selon leur témoignage à travers plusieurs stations de radio de la capitale, ce qui se passe à Cité Soleil n’est pas une affaire à prendre à la légère. Plusieurs catégories de personnes financement des violences selon les intérêts en jeu. Les intérêts, disent-ils, sont souvent d’ordres commerciaux et électoraux. À noter, quelques jours avant cet assaut, le chef de l’État avait annoncé l’organisation prochaine des élections législatives et municipales. L’aide de l’OEA a même déjà été sollicitée.

À l’heure de la propagation de la Covid-19 en Haïti, aucune amélioration de la situation sécuritaire en Haïti. Ils sont nombreux les citoyens qui pensait qu’avec la menace de la Covid-19, les esprits allaient uniquement se fixer sur les moyens nécessaires de combattre la maladie, mais c’était plutôt un mauvais calcul. D’après leur comportement, les gangs armés prouvent qu’ils n’ont l’intention de discuter d’aucune trêve. Et Martissant reste encore le plus grand défi en ce sens.

En effet, Martissant a la particularité de bloquer 4 départements du pays ainsi qu’une bonne partie du département de l’Ouest. Contrairement aux autres communautés où des gangs armés opèrent jour et nuit, quand Martissant est bloqué, le Sud, le Sud-Est, les Nippes, la Grand-Anse et une grande partie du département de l’Ouest en paient les conséquences. L’accès à ces autres parties du pays à partir de Port-au-Prince devient risqué, et vice-versa... !

Dans les semaines écoulées, la zone était sous tension, des affrontements entre bandits de Village de Dieu, Grand-Ravine et Baz Pilat, ont fait plusieurs victimes. Le ministre de la Justice, Lucmanne Delille, avait annoncé une intervention musclée, après un ultimatum de 72 heures aux citoyens paisibles qui devaient quitter la zone pour laisser le champ libre aux agents de la PNH. Mais jusqu’à date, aucune intervention de la PNH. Les bandits armés continuent leurs forfaits sans ressentir le moindre risque de se faire stopper par la PNH.

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