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Artibonite : la Protection civile se plaint du manque demoyens mis à sa disposition

Artibonite : la Protection civile se plaint du manque demoyens mis à sa disposition



Alors que la pandémie progresse dans le pays en ayant franchi la barre de 1200 cas, l'État peine à mobiliser les ressources nécessaires pour prendre le mal à bras le corps. Après le directeur départemental du MAST, c'est au tour du directeur technique départemental de la Protection civile dans l'Artibonite de faire part des manques énormes de moyens alloués à la gestion de la pandémie.


Invité à intervenir à l'émission Radiographie sur l'apport de la Protection civile dans la gestion de la propagation du nouveau Coronavirus, le coordonnateur technique départemental de la Protection civile a présenté un tableau sombre quant à la méthodologie d'action de divers acteurs impliqués dans la réponse contre la Covid-19. Il dénonce le manque de moyens mobilisé par l'État central dans la gestion de la pandémie.


« À priori, quand il y a urgence. C'est la mission de la Protection civile. Nous sommes formés et entraînés pour cela et nous avons une grande équipe au niveau national dans le domaine de la gestion des urgences. Nous avons été informés par la question du coronavirus et la Protection civile s'est mobilisée. Bien que cela n'a pas été au même niveau quand il y a des cyclones, des tempêtes, des ouragans ou des tremblements de terre. Et depuis nous faisons ce que nous avons l'habitude de faire. Nous avons préparé tout ce que nous devons préparer, prendre des contacts avec toutes les structures de la Protection civile dans les quinze comités communaux ainsi que les responsables de Liancourt et Montrouis avec des maires très impliqués dans la gestion de l'urgence. Nous avons des contacts avec tous les brigadiers formés et entraînés du département. Notre équipe a toujours été mobilisée et nous faisons ce que nous pouvons faire dans la mesure du possible. Même sans aucun moyen, nous nous engageons à faire la sensibilisation. C'est notre mission d'aider les gens avec ou sans moyens. Peut-être dans les jours à venir, la Protection civile aura une meilleure représentation sur le terrain, mais depuis l'arrivée du coronavirus, nous faisons ce que nous pouvons faire. Par exemple, nous ne pouvons pas mettre les brigadiers dans le feu de l’action sans leur donner de quoi se désaltérer. Je ne peux pas leur demander d’assurer la permanence. Ils ne sont pas payés pour faire ce travail. Même pour faire passer le message à l'aide des mégaphones, il faut qu'ils y aient des batteries. Mais nous n'avons pas ce moyen. Si nous avions des moyens pour faire la sensibilisation, nous irions très loin », explique le directeur technique départemental.


« J'aime jouer cartes sur table. Le monde entier n'était préparé à cette situation. Tout le monde fait faillite. Le fait que nous avons l'habitude de préparer un plan de contingences chaque année, nous nous sommes toujours dits quelque soit la situation voilà comment on va l'aborder. Premièrement, regrouper toutes les directions départementales au niveau du COUD pour donner le mot d'ordre ensuite, rencontrer les maires et les comités communaux, troisièmement au niveau local et enfin rencontrer les partenaires pour savoir comment ils peuvent nous accompagner. Nous avons fait ces démarches. Ensuite, nous irons sur le terrain à travers les brigadiers avec les matériels dont nous nous disposons pour donner des messages diffusés pas la Santé publique. Malheureusement, nous avons constaté que chaque partenaire agit de façon isolée. C'est cela en quelque sorte le manque à gagner, le fait que nous n'ayons pas définir un seul message et un seul plan. Parce que le COUD n'est pas activé. Mais cela va s'améliorer, l'international qui était loin du système commence à se rapprocher. Nous avons le PNUD, l'UNICEF qui comptent appuyer la Protection civile dans la sensibilisation ainsi que d'autres partenaires qui souhaitent agir dans le même sens. Peut-être dans la semaine, la Protection civile disposera des moyens pour aborder la sensibilisation », se plaint-il.


Questionné sur les rapports développés entre la direction sanitaire de l'Artibonite et la Protection civile, il a répondu : « l'un des premiers aspects qui devraient être mis sur pied, mais qui n'a pas été fait, c'est l'activation du COUD. Dans l'ensemble, on ne peut pas dire que le centre a été activé. Quand il est activé, il doit y avoir un noyau stable qui collecte en permanence les données pour les partager avec tout le monde. Mais malheureusement, le centre n'a pas été activé. Cependant, il y a un noyau dur fonctionnel qui est composé de la Santé publique, la Protection civile, la Planification et la Délégation. Quand il y a des informations à partager, nous faisons des rencontres multisectorielles. Il y a un très bon rapport la santé publique et la protection civile. D'ailleurs pour la mise en place du centre de quarantaine, la Protection civile a donné sa participation avec des tentes et bâches en plastique. Pour le centre d'isolement, la Protection civile a mis un local (abri provisoire) à la disposition de la DSA mis à part des dons reçus récemment de la part du parti politique ASE. Nous travaillons ensemble », argumente-t-il.

Comme leçon apprise, le directeur a fait savoir qu'à côté du plan de contingences, il doit y avoir un plan spécial pour la gestion d’épidémie et de pandémie afin de mieux aborder ces genres de problèmes à l’avenir.



Lesly Succès




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