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Quand la gestion du coronavirus est bloquée aux données statistiques

Quand la gestion du coronavirus est bloquée aux données statistiques



Contrairement aux autres pays, en Haïti, la gestion de la Covid-19 se résume uniquement aux données statistiques. Les autorités responsables de la gestion de cette pandémie se contentent du bilan journalier, comportant une distribution des cas par communes, des nouveaux cas confirmés, de nouvelles personnes guéries ou des décès additionnels. À part cela, rien d’autre. Pourtant, ils affirment être en train de faire une parfaite gestion de la pandémie en Haïti.


Ce mercredi, le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) a annoncé la confirmation de 63 cas de Covid-19. Ce qui porte le bilan à 596 cas positifs. Seulement 4 cas séparent Haïti d’un bilan de 600 cas de coronavirus. Le décès d’une autre personne a été également signalé. À présent, le nombre total des décès s’élève à 22 contre 21 personnes guéries. Mais la gestion des autorités semble s’arrêter à ce niveau. Les campagnes de sensibilisation sont pratiquement au point mort. Pas d’information concernant un éventuel protocole de traitement ni à propos des prises en charge domiciliaires.


Dans la grande majorité des pays qui luttent contre le coronavirus actuellement, les autorités communiquent beaucoup avec la population. C’est en quelque sorte le moyen le plus sûr de combattre le virus. Mais en Haïti, les autorités étatiques s’opèrent différemment en communicant très peu avec la population. Mais ce qui est d’autant plus surprenant, c’est que cette communication se résume uniquement en la vulgarisation des données impossibles à justifier ni mesurer réellement. Les responsables du MSPP trouvent que c’est normal de fournir que des chiffres dans le cadre de leur gestion de la maladie, sans rien dire à propos des personnes guéries ni les conditions de décès des personnes décédées de la maladie.

S’il est vrai qu’il parait un peu difficile de communiquer sur les antécédents médicaux de toutes les personnes décédées, mais en ce qui concerne les personnes guéries, il n’y a aucun mal à communiquer sur le protocole de traitement adopté. Dans son bilan, le MSPP a confirmé la guérison de 21 personnes. Alors pourquoi la population n’a-t-elle pas le droit d’être informée du protocole de traitement adopté ? D’autres pays, dont la Chine, les États-Unis, Maroc, Russie, Iran, Belgique, Italie, République démocratique du Congo, Roumanie, Inde, Corée du Sud, etc., ont approuvé le traitement antipaludéen contre le Covid-19.


À chaque foi qu’un pays fait un choix de traitement, il explique les procédés mis en place pour faciliter la récupération au plus vite des personnes infectées. Personne ne sait si les 21 personnes guéries ont été soumises à un protocole de traitement particulier. Pourtant, le MSPP ne se rend pas compte qu’une vulgarisation de cette connaissance pourrait être profitable pour le pays. Car ils sont nombreux, les personnes qui, même en présentant toutes les symptômes du coronavirus, s’adresseront directement à leurs médecins réguliers. Tout en déconseillant l’automédication, la vulgarisation d’un protocole de traitement générale serait bénéfique pour le pays en permettant aux agents de la santé de jouer leurs rôles auprès des malades.


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