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Jovenel Moïse n’entend pas reculer

Jovenel Moïse n’entend pas reculer



Moins de 24 heures après la journée de tension à Port-au-Prince, le président de la République, Jovenel Moïse, s’est adressé à la presse. Comme toujours, il a indexé une catégorie de personnes qui, selon lui, veut à tout prix empêcher la réalisation du progrès économique dans le pays. Haussant le ton, il menace même de diligenter des arrestations.


Le pays est en effervescence. Le chef de l’État, lui, accuse et menace. Ses déclarations jettent de l’huile sur le feu. Sans citer de nom, le chef de l’État menace une personnalité de la bourgeoisie de représailles. D’après Jovenel Moise, c’est cet individu, son ancien allié, qui est en train de déstabiliser le pays en utilisant son pouvoir économique.

« Si cet individu continue sur cette lancée, je peux l’arrêter », a déclaré Jovenel Moise sous un ton provocateur, lors de sa conférence de presse, ce jeudi, au Palais national. Cette déclaration prouve que le président ne veut pas céder un mètre de terrain à ses ennemis politiques. Une attitude qui, selon plus d’un, menace les acquis démocratiques et pourrait hypothéquer la résolution de la crise.

Certains intérêts, notamment ceux du secteur énergétique, sont intouchables, d’après le locataire du Palais national qui explique que c’est la raison même de l’instabilité qui règne dans le pays actuellement. Jovenel Moise affirme, en dépit de tout, qu’il n’a pas peur de personne et qu’il n’a pas l’intention de faire marche arrière sur cette voie qu’il estime être la meilleure pour Haïti.

Depuis quelque temps, Jovenel Moise est en conflit ouvert avec certains « bourgeois » du pays. La question de l’électricité est parmi les éléments qui constituent la pomme de discorde entre le chef de l’État et ces membres de l’élite économique. Jovenel Moise se sent fier d’avoir pris le contrôle de ce secteur afin de mettre un terme à ce système qu’il qualifie de « peze souse ».

Pourtant, ces derniers temps, le black-out fait rage dans le pays. Même au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, c’est le black-out total. Comme à chaque prise de parole, Jovenel Moise promet le redressement. Son équipe, dit-il, est en train de travailler 7 jours sur 7 afin de rendre effective la promesse de courant électrique 24 h sur 24, indiquant que la sécheresse au niveau de Péligre est à la base du black-out de ces dernières semaines.

Occasionné par Jovenel Moise, le conflit entre l’État et des entreprises privé du pays, notamment sur la question de l’électricité, avait mis dos à dos certaines institutions étatiques, dont le parquet de Port-au-Prince et l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). Plusieurs décisions prises par le parquet de Port-au-Prince ont été contestées par Claudy Gassant, directeur général de l’ULCC à l’époque, qui voulait mieux s’informer sur le dossier opposant l’État aux citoyens faisant partie de la soi-disant classe bourgeoise d’Haïti.

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