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La colère des policiers fait planer la peur

La colère des policiers fait planer la peur



Le mouvement des policiers réclamant de meilleures conditions de travail et la reconnaissance du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH) gagne en proportion de jour en jour. Devant cette situation, qui met l’institution à bord d’une implosion, le porte-parole adjoint de la police nationale, Garry Desrosiers, annonce la création d’une commission au sein de l’institution pour statuer sur les problèmes soulevés par les protestataires.


Ce sont des policiers très en colère contre le haut-commandement de la PNH et les autorités de l’État qui ont gagné les rues dans l’après-midi du mercredi 19 février. Accompagnés des membres de la population civile, de nombreux policiers ont livré un spectacle de mauvais goût sur la route de Delmas à Port-au-Prince, ce qui fait trembler le pays. Munis de leurs armes de service, ces policiers ont défilé dans les rues au son d’un concert de cartouches pour manifester leurs mécontentements. Au terme de ce mouvement spontané pour continuer avec la réclamation d’un meilleur traitement au travail, ces policiers dénoncent également la révocation de quatre policiers membres du SPNH en gestation.

Très remontés contre les policiers pour la façon dont ils ont organisé leur mouvement de protestation, certains citoyens ne cachent pas leurs inquiétudes. Ils estiment que les revendications des policiers ne devraient pas être ainsi émaillées de violence. Ils dénoncent par le fait que les policiers sèment la terreur dans la rue tout comme les militants lors des manifestations habituelles, tandis que la police a pour mission de servir et de protéger. Pour ces citoyens, la protestation des policiers dans les rues montre à quel point l’institution policière a besoin de passer au crible ses membres puisque de nombreux agents agissent sans éthique.

La Fondation Je Klere dénonce la tentative d’incendie du Cabinet de son président Samuel Madistin

« Des policiers intolérants, partisans de la pensée unique, sans respect pour les sacrifices consentis par le peuple haïtien pour le droit à la liberté d’expression ont décidé de contester par les armes la position de la FJKL à travers son président. Ils ont attaqué, dans l’après-midi du mercredi 19 février de l’année en cours, la firme d’avocats du président et y ont mis le feu », relate la FJKL. L’organisation des droits humains a fait savoir que le président de la FJKL a eu la vie sauve en se réfugiant dans les parages de son cabinet à l’arrivée de ces hommes armés. Toutefois, les véhicules des clients et une génératrice sont passés en flamme et les locaux du cabinet vandalisé, selon la fondation.

À travers une note de protestation, la FJKL juge totalement inacceptable le recours à la force armée, en 2020, pour imposer ses idées et s’opposer aux idées contraires à la position dominante. Elle rappelle que la liberté d’expression est la pierre angulaire de toute société démocratique. Elle vaut pour les idées accueillies avec faveur, celles qui heurtent, qui choquent ou qui inquiètent. « La FJKL n’entend nullement se laisser intimider par les forces rétrogrades, anti-démocratiques et les partisans du narco-état », indique l’organisation.

Vers la formation d’une commission pour régler la question

Cette situation préoccupe des citoyens tout comme le haut-commandement de la Police nationale qui assiste à l’insubordination de la troupe. Si le dernier CSPN a jeté de l’huile sur le feu de la mobilisation des policiers, le haut commandement semble vouloir appréhender les revendications d’une autre manière.

Une commission est déjà constituée en ce sens. Elle est de l’inspectrice générale Marie Louise Gauthier, commissaire divisionnaire Bernard Elie, C. D Rigaud Harrigton, C. D. Marie Gina Joachim et Me Falliers Bazelais, respectivement représentant de l’IGPNH, ENP, ANP, CSPN, MJSP. Cette commission fera en sorte de recueillir les revendications des policiers sur les besoins à court, à moyen et à long terme. Cependant, le porte-parole adjoint ne veut pas opiner sur la possibilité de réintégration sur les policiers révoqués. Pour lui, les règlements de l’Inspection générale donnent la voie à suivre pour la réintégration des policiers faisant l’objet de sanctions administratives.

D’un autre côté, Garry Desrosiers appelle la population au calme. Il invite également les policiers à remplir leur mission de protéger et servir.

Par ailleurs, le président de la République Jovenel Moise accorde 24 heures à la commission pour lui soumettre son rapport sur le problème de la PNH.

Woovins St Phard




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