S'identifier Contact Avis
 
30° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Gonaïves : faute de carburant les moteurs de la centrale Simon Bolivar sont à l’arrêt

Gonaïves : faute de carburant les moteurs de la centrale Simon Bolivar sont à l’arrêt



La ville des Gonaïves connaît depuis plusieurs semaines un phénomène de black-out qui touche tous les circuits de distribution de la ville. Une situation inhabituelle même en période de maintenance et de réparation, depuis le lancement de la centrale Simon Bolivar en 2008. Partir d’un simple rationnement depuis le début du mouvement, la centrale est maintenant incapable de produire le moindre courant électrique à cause de la rareté persistante de mazout et de diesel pour faire marcher les moteurs qui sont mis à l’arrêt pour la même cause depuis plusieurs jours.

La centrale Simon Bolivar des Gonaïves est pour le moment hors service, et personne ne sait quand elle pourra remettre en marche ses moteurs si la conjoncture perdure après l’épuisement de la dernière réserve de mazout et de diesel appartenant. Aucun des quatre circuits (trois circuits principaux et un back up) n’est pour le moment alimenté par le réseau ; ce qui place la ville dans un black-out total. Dans une conversation avec le responsable des relations humaines du réseau, Samuel Thélusma, il a confirmé pour le journal que tous les moteurs sont en état de fournir des services. Le principal problème réside dans l’acheminement du carburant jusqu’à la centrale, à cause de la situation de blocage qui existe sur la Nationale numéro 1 depuis tantôt 9 semaines.

« Pour le moment, EDH (électricité d’Haïti) traverse une crise liée à la disponibilité de carburant (diesel et mazout). Les moteurs fonctionnent à la fois avec le diesel et le mazout. Si on a le diesel, les moteurs peuvent fonctionner, mais cela coûte cher à EDH. Si on a le mazout uniquement, les moteurs ne pourront pas fonctionner parce que le démarrage des moteurs se fait avec le diesel avant de passer le relais au mazout. À présent, nous n’avons ni diesel ni mazout ; notre stock de réserve est épuisé. Nous avons déjà fait la demande de mazout à Port-au-Prince, mais, vu la situation, nous ne savons pas quand on pourra l’avoir. Nous avons la volonté d’alimenter la ville en courant électrique, mais la circonstance nous en empêche. La semaine dernière, nous étions obligés de faire un nouveau rationnement ; circuit à tour de rôle jusqu’à l’épuisement de la réserve », a témoigné M. Thélusma.

« Nous avons aussi un problème de défaut de paiement de la part des abonnés, mais nous sommes conscients, nous ne pouvons pas exiger le paiement pendant qu’il y a de la rareté de l’électricité. Sauf dans le cas des dettes antérieures. C’est très important si les abonnés disposent de l’argent, ils peuvent passer régler leurs dettes parce qu’EDH est en déficit. Nous allons, moyennant des publicités, sensibiliser les gens à comprendre que L’EDH est un organe autonome, c’est-à-dire qu’il fait ses commandes, paie ses employés, et autres. Si les gens ne paient pas leur abonnement, cela met l’EDH en difficulté », a conclu M. Thélusma.

Il a aussi annoncé de nouvelles mesures qui vont à coup sûr créer une bonne proximité entre l’EDH à la population et qui seront bénéfiques pour les deux parties.

Lesly Succès




Articles connexes


Afficher plus [6150]