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Une journée de lundi sous le signe de la grève générale dans le pays

Une journée de lundi sous le signe de la grève générale dans le pays








Comme annoncé, la journée de lundi 16 septembre a été marquée par des mouvements de protestation à travers tout le pays. Ce qui a provoqué le ralentissement de la grande majorité des activités quotidiennes. De la pénurie des produits pétroliers à la montée vertigineuse du coût de la vie, la population a exprimé son ras-le-bol par des barricades de pneus enflammés érigées dans diverses artères des villes du pays.

C’est un pays complètement paralysé qui s’est réveillé le lundi 16 septembre. Barricades et pneus enflammés ont forgé un paysage d’apocalypse et obstrué la circulation des véhicules ainsi que les piétons dans la zone métropolitaine ainsi que dans les principales villes de province. Les routes nationales comme les voies de circulation interne des villes du pays ont été pour la plupart impraticables. Ces dispositifs constatés dans les rues de très tôt sont le résultat de l’appel à la mobilisation lancé par plusieurs organisations populaires et syndicales pour protester contre la pénurie de carburant dans les stations d’essence et la monté incessante du coût de la vie. Sur les réseaux sociaux, ils ont utilisé le hashtag #MapFeGrev pour motiver les gens à adhérer au mouvement.

Malgré le forcing de certains parents pour emmener leurs progénitures dans les établissements scolaires dans la matinée de ce lundi, ces derniers n’ont pas pu fonctionner. De nombreuses institutions scolaires ont été contraintes de renvoyer les élèves chez eux. D’autres élèves n’ont pas eu le temps et la possibilité de prendre les rues pour se diriger vers leurs établissements respectifs à cause de l’absence de transport en commun et également à cause des pressions exercées par des protestataires sur les gens qui essaient de vaquer à des activités quotidiennes.

Le transport en commun, qui représente le moteur des activités quotidiennes dans le pays, n’a pas pu desservir la population comme à l’ordinaire. Ce problème de carburant a non seulement obligé les propriétaires des véhicules de transport public à arrêter de faire le trafic, mais aussi d’augmenter le prix de la course pour ceux qui arrivent à trouver de carburants pour fonctionner. Plusieurs chauffeurs de véhicules de transport public ont garé leurs véhicules dans les rues pour dénoncer la rareté de l'essence constatée dans le pays depuis plusieurs semaines ainsi que le marché noir qu’il engendre.

Si dans certaines zones les activités ont été paralysées complètement, d’autres endroits ont vécu une journée plutôt mi-figue mi-raisin. Tantôt la montée des pressions, tantôt le retour au calme. Dans chaque recoin, un groupe de gens tentent d’expliquer la réalité sociopolitique et économique du pays. L’augmentation de ces petits groupes a favorisé des manifestations spontanées dans certaines villes du pays. Sous le leadership des motards, ces individus réclament l’arrivée des produits pétroliers dans le pays le plus rapide possible et le départ sans condition du président Jovenel Moise à la tête de la magistrature suprême du pays. Selon eux, le président montre qu’il est incapable de mener le pays à bon port.

S’il est vrai que les agents de la PNH ont été déployés dans les rues pour rétablir un retour au calme, cependant, les forces de l’ordre n’ont pas eu le dessus sur les protestataires. Dans certains endroits, ils ont été accueillis par des jets de pierre et de bouteilles. Après le déblaiement dans une zone, d’autres individus ont reconstitué les objets pour bloquer la route avec les barricades et les pneus enflammés à nouveau. Toutefois, des détonations à répétitions ont été entendues dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince tout au cours de la journée. Selon des témoins, ces détonations ne proviennent pas des policiers. Ce qui a créé une grande panique chez bon nombre de gens enfermés dans leurs maisons.

Woovins St Phard



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