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Port-de-Paix: le peuple gagne les rues

Port-de-Paix: le peuple gagne les rues








Au son de la musique, plus d'un millier de personnes ont investi les rues de Port-de-Paix ce lundi 16 septembre 2019 pour protester contre la rareté et la cherté du carburant sur le marché, notamment à Port-de-Paix et dénoncer la démesure des prix des produits de première nécessité. Les protestataires ont vivement critiqué la lenteur du pouvoir en place à prendre des décisions pour corriger cette situation préjudiciable à la masse des défavorisés. « Le carburant, en tant que produit à effet transversal, ne peut être vendu à mille cinq cents gourdes le gallon », a déclaré Paul Élie Faustin, l'un des chefs de file de ce mouvement.

Le délabrement de la situation oblige de questionner le leadership du président Jovenel Moïse. Selon les manifestants, le chef de l'État se montre impuissant face à la conjoncture, c'est ce qui lui oblige de faire un choix. « Le comportement du président de la République prouve que le pays n’est pas dirigé. Car il devait, en tant que chef de la nation, intervenir de manière à garantir la disponibilité du carburant dans les pompes à essence et exiger l’application des prix normaux sur le marché avant qu'il soit trop tard. Et ceci, dans les intérêts de la majorité des Haïtiens. Le pire est que le président Moise n'a pas fait de déclarations publiques pour rendre des comptes à la population », ont-ils déploré.

Au cours de ce mouvement de protestation, des chauffeurs de taxi motos n'ont pas manqué d'exprimer leurs profondes frustrations par le fait que, depuis plus d'une semaine, bon nombre d'entre eux sont obligés de garer leur véhicule à la maison, vu l'augmentation exagérée des prix du carburant par les revendeurs des rues. « Nous sommes au début de l'année académique de 2019-2020, nos enfants ne sont pas encore prêts à prendre le chemin de l'école, parce que les activités de transport sont complètement paralysées », a précisé l'un des chauffeurs de taxi motos à Port-de-Paix. Les manifestants se proposent de poursuivre ce mouvement jusqu'à ce que l'État décide de résoudre le problème de carburant, d'améliorer les conditions vie de la population et de soulager les parents végétant dans la pauvreté.

Cependant, soulignons que cela fait longtemps que la population du Nord-Ouest, celle de Port-de-Paix en particulier, n'a pas participé à des mouvements de protestation. Plusieurs fois, ces mouvements ont été boudés. Certains observateurs estiment que c’est pour la première fois que les port-de-paisiens (ennes) adhèrent à un appel à la mobilisation anti Jovenel Moïse. Même lorsque, parallèlement, ils sont beaucoup à penser que le chef de l'État est pris dans le piège tendu par une élite économique et politique qui, très souvent, planifie la souffrance du peuple haïtien. Cependant, à tort ou à raison, quelque chose doit se faire pour débloquer la situation, eu égard de la misère extrême des masses défavorisées après une semaine de la réouverture des classes.

La manifestation s’est dissipée peu avant 14 h. Les organisateurs ont, par contre, donné rendez-vous pour ce mardi 17 septembre, sur la Place de Cathédrale de Port-de-Paix pour continuer d’exiger un palliatif à la situation actuelle. Pendant, toute la journée du lundi 16 septembre, les activités scolaires étaient complètement paralysées, les marchés informels, les banques commerciales n'ont pas fonctionné.

Marc Edy Ossam



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