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Panique au bicentenaire : un sit-in de l’opposition démobilisé prématurément

Panique au bicentenaire : un sit-in de l’opposition démobilisé prématurément








Le sit-in annoncé par le Réseau des plaignants du Petrocaribe devant les locaux du parquet de Port-au-Prince, le jeudi 18 juillet 2019, a été démobilisé prématurément. Ce, en raison d’un vent de panique qui a sévi pendant des heures au Bicentenaire. Furieux de la situation, les organisateurs pointent du doigt, Jovenel Moise, qui selon eux, aurait planifié le coup en vue de faire pression sur les militants.

Depuis quelque temps, les quartiers populeux de la capitale haïtienne peinent à retrouver la sérénité. Le long du Bicentenaire, de Martissant à La Saline, c’est de la barbarie au quotidien. À longueur de journée, des gangs armés, pour des raisons multiples, prennent en otage la population et en font des victimes.

Dans la matinée du jeudi 18 juillet en cours, le Bicentenaire était complètement paralysé à cause des détonations. Les occupants de l’espace ont quasiment déserté la zone et les véhicules en font demi-tour aux fins d’éviter le pire. À ce scénario s’ajoutent le sit-in des membres du réseau des plaignants du Petrocaribe et des militants des organisations sociopolitiques de l’opposition qui avaient donné rendez-vous, le jeudi 18 juillet, devant le bâtiment abritant le parquet de Port-au-Prince pour exiger le déport du juge instructeur, Ramoncite Accimé, en charge du dossier Petrocaribe. Pris de panique, ils se sont vite dispersés.

Se retirant ainsi, les protestataires dénoncent une manœuvre de l’équipe au pouvoir pour intimider les militants. De l’avis de l’un des membres du réseau des plaignants du Petrocaribe, Maurice Noel, c’était une action planifiée pour démobiliser le mouvement. Le plaignant dénonce de toutes ses forces ce qui s’est produit, le jeudi 18 juillet au bicentenaire, tout en soulignant qu’ils n’abdiqueront pas afin d’aboutir au déport du juge Accimé auquel il accorde seulement vingt-quatre (24) heures pour se retirer. Parallèlement, M. Noel critique le comportement passif des agents de la PNH. Pour lui, la Police est de connivence avec les bandits.

De son côté, Édouard Saint-Fleur, de l’organisation sociopolitique de l’opposition abonde dans le même sens tout en accusant le président de la République d’être l’auteur de la montée du gangstérisme dans le pays. Selon ce qu’il a insinué, Jovenel Moise aurait armé ses gangs et réaliser ces prestations juste pour créer une psychose de peur chez les militants afin de non seulement faire échouer le sit-in, mais aussi pour empêcher la population de gagner les rues les 28 et 29 juillet prochain pour exiger son départ.

Plus loin, le militant se dit plus que jamais déterminé dans la bataille antigouvernementale. Acide contre le pouvoir, M. Saint-Fleur dénonce une manœuvre du juge d’instruction pour blanchir toutes les personnalités indexées dans le rapport, car son patron, à savoir Jovenel Moise, a désapprouvé les conclusions des juges de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA).

Notons dans la foulée, la nouvelle structure proche du PHTK baptisée « eskwad demokratik » a tenu en la même occasion une conférence de presse au cours de laquelle elle a mis l’opposition sur le banc des accusés. Selon, Rosemond Jean, l’opposition profite de ses manifestations pour mettre en face des agents de l’ordre les bandits de grand chemin, couramment considérés comme des proches du régime en place. L’opposition, dit-il, n’est pas en odeur de sainteté puisqu’elle utilise ses manifestations pour permettre aux hommes armés de gagner les rues en toute quiétude. Ainsi, le proche du PHTK, appelle-t-il l’institution policière à doter les policiers de caméras afin d’éviter de les sanctionner seulement à partir de l’accusation portée contre eux par l’opposition ou sous pression des organismes de droits humains.

Daniel Sévère



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