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Cette division qui risque d’enterrer le procès Petrocaribe

Cette division qui risque d’enterrer le procès Petrocaribe








Le dossier de la dilapidation du fonds Petrocaribe ne cesse de provoquer des remous au sein de la société haïtienne. Entre ceux qui veulent l’aboutissement du procès par tous les moyens, ceux qui tentent de l’empêcher, ou encore ceux qui le veulent, mais d’une autre manière, le désaccord persiste.

Plusieurs mandats ont été décernés contre des anciens ministres et Premiers ministres de René Préval et de Martelly. Il s’agit de Jean Max Bellerive, Laurent S. Lamothe, Wilson Laleau, Marie Carmelle Jean Marie, Yves Germain Joseph, Jacques Rousseau et Stéphanie B. Villedrouin. Cette décision du juge répond en quelque sorte à la demande de plusieurs secteurs, dont l’opposition au pouvoir en place. Pourtant, cela n’empêche pas que cette même opposition ainsi que d’autres secteurs de la société civile d’exiger au juge Ramoncite Accimé de se déporter du dossier.

Les partis de l’opposition au pouvoir en place, notamment le secteur démocratique et populaire, la plateforme Pitit Dessalines, Fanmi Lavalas, Fusion des sociaux-démocrates, Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), etc. veulent l’aboutissement du procès Petrocaribe, mais divergent sur la façon dont ce projet doit se réaliser. Le chef de l’État est indexé dans le rapport parmi les personnes qui ont dilapidé ce fonds destiné au développement des infrastructures dans le pays. Des partis réclament sa démission, d’autres veulent, par contre, dialoguer.

Certains partis sont plus hostiles au pouvoir en place, d’autres n’écartent pas l’idée de dialoguer et de cohabiter avec lui au pouvoir. Le président de la République qui, dès le départ, n’avait aucune envie de créer les conditions d’aboutissement du procès, agit maintenant pour enterrer ce dossier en rejetant d’un revers de main le rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) en discréditant l’institution par l’appel de l’organisation hémisphérique, OEA, pour refaire ce travail qu’il qualifie de partisan.

D’un autre côté, le même groupe de partis qui réclame le départ du président et l’aboutissement du procès, le pense chacun à sa façon. Quelques semaines de cela, Éric Jean Baptiste, le leader du RDNP avait dénoncé l’idée selon laquelle les hommes du secteur démocratique veulent prendre le pouvoir et ensuite déclarer l’amnistie générale pour toutes les personnes impliquées dans le dossier Petrocaribe. Face à une idée pareille, le secrétaire général du RDNP a déjà lancé une campagne de sensibilisation pour empêcher ces individus de réaliser leur projet. Des déclarations qui, de nos jours, le mettent face aux hommes du secteur démocratique.

Le secteur a toujours dénoncé ces accusations. Mais n’y peut rien pour prouver qu’aucun torchon ne brule au sein de l’opposition au pouvoir de Jovenel Moise. Si les partis modérés n’écartent pas l’idée de dialoguer avec le chef de l’État, Fanmi Lavalas, Pitit Dessalines, Secteur démocratique et populaire, etc. sont, entre autres, les partis qui non seulement réclament la démission du président Jovenel Moise, mais ne jurent que par l’aboutissement du procès Petrocaribe. Pourtant, chacun de ces partis veut un procès selon son idéologie.

À cela s'ajoute le mouvement petrochallenge qui se démarque des agissements des politiciens traditionnels dans la quête du procès, mais entre eux, les petrochallengers, la division est de taille. Nou pa p dòmi, nou pa p konplis, petrosolisyon, challenger popilè, Ayiti nou vle a, aucune parmi ses structures ne défendent pas le procès Petrocaribe de la même façon. Une partie croit qu’il faut écarter Jovenel Moise du pouvoir afin de sauver le procès Petrocaribe, alors que d’autres, de même que RDNP, croient que Jovenel Moise peut rester, et que sans lui au pouvoir, le procès n’aura jamais lieu. Des divergences qui risquent de nous fait perdre le temps et renvoyer le procès Petrocaribe aux calendes grecques.

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