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Sept tours du Palais national pour exiger le départ de Jovenel Moïse

Sept tours du Palais national pour exiger le départ de Jovenel Moïse








Les petrochallengers se régalent de plus en plus dans le mouvement de protestation contre la corruption et pour exiger la démission du président de la République. À l’initiative du groupe « Nou pa p dòmi », les petrochallengers ont réalisé, le jeudi 13 juin, 6 tours du Palais national pour continuer de réclamer la démission du président de la République, Jovenel Moïse. Toutefois, ils n’ont pas bouclé le dernier tour pour accomplir le septième tour.

Après la grande marche du dimanche 9 juin et la campagne de désabonnement lancée contre le président sur Twitter et Facebook, les petrochallengers ont réalisé, le jeudi 13 juin, une grande marche autour du périmètre du Palais national. En grand nombre, les manifestants ont répondu à l’appel pour continuer de réclamer la démission du chef de l’État. Au terme des six tours, les petrochallengers ont failli à faire les sept tours du Palais prévus par la maladresse d’un autre groupe infiltré dans le mouvement. Entre autres, cette initiative de deux jours, 13 et 14 juin, rentre dans le cadre des mouvements de protestation entamée depuis la publication de la deuxième partie du rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA). Toutefois, la génération 2.0, ainsi appelée pour sa capacité à manier les outils technologiques, jure d’aboutir à la lutte pour la reddition de comptes et à l’éradication de la corruption et l’impunité dans le pays dont le président est le représentant, affirment-ils.

Débutée aux envions de dix heures dans les parages de Rex théâtre, cette manifestation a tourné autour du Palais national en passant par les rues de Saint-Honoré, de la Réunion, Pavée, Lalue et Capois à plusieurs reprises pour tenter de réaliser les sept tours du Palais national, symbole du pouvoir en Haïti. Avec des banderoles et pancartes en main, les participants ont montré leur détermination pour aller jusqu’au bout dans ses revendications. Tout au cours de leurs passages, les manifestants ont essayé d’obstruer les rues avec les pierres, les débris d’objets et déchets rencontrés sur leur chemin. Au cours du sixième tour, un groupe de manifestant a pris la direction de Grand-rue, en oubliant de boucler le septième tour à partir du point de départ, le Rex Théâtre. Et après, la manifestation a défilé dans les rues de la capitale. Des pneus enflammés sur la voie publique, et d’autres actes de vandalisme ont été commis par des manifestants en colère, mais différenciés des petrochallengers.

Selon les petrochallengers, les sept tours du Palais national ont pour objectif d’exiger non seulement la démission du président de la République, mais aussi de lui demander de se rendre à la justice haïtienne afin de se défendre des faits qui luis sont reprochés dans le cadre de la tenue du dossier Petrocaribe. Ils veulent l’émergence d’une autre classe politique et d’un système différent de celui en place pour mettre fin à la corruption. Ils considèrent le Palais national comme le symbole de la corruption et un obstacle à la lutte pour la reddition de comptes et à la tenue d’un procès équitable en justice.

Ayant une connotation mystique en Haïti, les sept tours du Palais national font allusion aux sept tours de la ville fortifiée de Jéricho ; un fait relaté dans la Bible. Ce dernier a permis au peuple Israël de se libérer d’une forteresse dressée sur son chemin. En Haïti, cette forme de protestation a été déjà mise en œuvre dans le cadre des mouvements de protestation en 2003 et 2015. Cependant, aucun groupe n’a pas pu encore réussir à atteindre cet objectif. Les petrochallengers veulent défier cette situation.

Woovins St Phard



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