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La mobilisation s’intensifie, Jovenel Moise s’accroche

La mobilisation s’intensifie, Jovenel Moise s’accroche








Le président de la République n’entend pas démissionner comme le réclame la population. Alors que le chef de l’État provoque ses opposants dans son discours, la situation sécuritaire du pays se détériore. Depuis dimanche 9 juin, les activités sont restées paralysées dans presque toutes les grandes communes du pays.

Les banques commerciales fonctionnent au ralenti. Certaines succursales, dépendamment de la zone, ne fonctionnement pas. Les institutions étatiques génératrices de revenus, dont la Direction générale des impôts et l’Administration générale des douanes ne fonctionnement pas non plus. Ce qui explique clairement que des pertes sont enregistrées au niveau du Trésor public, alors que le pays a déjà été en impasse difficile.

L’opposition, les petrochallengers, les paysans, en gros, la population haïtienne d’une manière générale gardent leur position. Il n’est plus question que Jovenel Moise, indexé dans le plus grand stratagème de détournement de fonds de l’histoire du pays, continu de diriger le pays. De son côté, l’actuel chef de l’État lance un message très clair à ses opposants. S’ils veulent le pouvoir, la voie à prendre, c’est le scrutin. Juste pour signifier qu’il ne démissionnera pas.

Déclaration de guerre, c’est ainsi que bon nombre de citoyens et d’opposants qualifient le discours de Jovenel Moise prononcé lors de la cérémonie du 24e anniversaire de la police nationale d’Haïti (PNH). Avec un discours pareil, le président avait réellement passé outre de l’objectif de la cérémonie. Dans ce discours prononcé avec une fermeté proche de l’arrogance, il s’est contenté de faire la leçon à ses opposants politiques et aux citoyens qui manifestent pour un avenir meilleur.

Pas un jour sans un mouvement de protestation

Le pays ne connaît pas de répit depuis dimanche. Mais c’est un mouvement entamé pour le départ du président de la République depuis juillet 2018, lors des mouvements de protestation contre la montée des prix de l’essence. Et depuis, presqu’à chaque date historique, dont 17 octobre, 18 novembre, jusqu’à fermeture du pays le 7 février 2019, la population ne laisse jamais passer une occasion sans allumer la flamme de mobilisation.

Malgré tout, la chance a toujours souri en faveur du chef de l’État qui détient encore les rênes du pays. Mais cette fois, la mobilisation n’est plus la même. Elle s’intensifie. Tous les secteurs de la vie nationale commencent à forcer à partir. L’Université par le biais de la Conférence des recteurs, présidents et dirigeants d’universités et d’institutions d’enseignement supérieur haïtiennes (CORPUHA), la Conférence épiscopale, le Forum économique, les intellectuels, la société civile, entre autres, réclament, même de manière implicite, la démission du chef de l’État. Le Canada, de manière diplomatique invite tous les secteurs à un dialogue où tout sera mis sur la table. Une façon diplomatique de demander au chef de l’État qui veut un dialogue à sens unique, de commencer par mettre son mandat sur la table. Alors, combien de temps, s’efforcera-t-il de tenir dans cette réalité de désordre généralisée ?

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