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Le BMPAD lance les travaux de réhabilitation et de renforcement du bâtiment logeant la Faculté des sciences humaines

Le BMPAD lance les travaux de réhabilitation et de renforcement du bâtiment logeant la Faculté des sciences humaines








Le directeur général du Bureau de monétisation du programme d’aide au développement (BMPAD), Fils-Aimé Ignace Saint-Fleur, a lancé, le mercredi 22 mai 2019, les travaux de réhabilitation et de renforcement du bâtiment logeant la Faculté des sciences humaines (FASCH). Ces travaux, qui s’étaleront sur une période de 10 mois, seront financés à hauteur de 69,322,659.44 de gourdes grâce à un don du programme KR du Gouvernement japonais.

Le violent séisme du 12 janvier 2010 a causé d’énormes dégâts à l’Université d’État d’Haïti (UEH) fonctionnant déjà dans des conditions critiques. La Faculté des sciences (FDS), l’École normale supérieure (ENS), la Faculté des sciences humaines (FASCH) et la faculté de linguistique appliquée (FLA) ont été sévèrement touchées lors du passage du tremblement de terre. Neuf ans après, la Faculté des sciences humaines (FASCH) est en train d’être réhabilitée grâce au soutien du Gouvernement japonais. Dans une cérémonie organisée au sein de cette entité de l’UEH, le directeur général du Bureau de monétisation du programme d’aide au développement (BMPAD), Fils-Aimé Ignace Saint-Fleur, et l’ambassadeur du Japon en Haïti, Mitsuaki Mizuno, ont procédé, en présence des professeurs et étudiants de cette entité, au lancement des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’édifice de la FASCH.

Dans ses propos de circonstance, le directeur général du Bureau de monétisation du programme d’aide au développement (BMPAD), Fils-Aimé Ignace Saint-Fleur, a dit constater que la Faculté des sciences humaines qui constitue, depuis sa fondation en 1974, l’un des fleurons de l’enseignement supérieur haïtien, est réduite, par la violence imparable du séisme du 12 janvier 2010, à des hangars de fortune, présentant l’allure d’un espace complètement inapproprié.

La cérémonie de ce matin, ajoute-t-il, s’inscrit dans une démarche pour réparer une injustice. « Pour nous au BMPAD, il n’existe pas de plus belles manières de rendre justice tant à la réputation de la Faculté des sciences humaines qu’à ces milliers de jeunes qui fréquentent aujourd’hui la faculté et qui aspirent, chaque jour davantage, à de meilleures conditions de formation et d’existence. Ces travaux de renforcement et de réhabilitation pour lesquels nous sommes, toutes et tous réunis pour lancer aujourd’hui doivent, selon les termes du contrat avec la firme de construction, aboutir, dans un délai ne dépassant pas de 10 mois, à la remise en service de la Faculté des sciences humaines dans un bâtiment qui répond conformément aux normes parasismiques en vigueur en vue d’assurer et la sécurité et le confort tant des étudiants que des professeurs qui auront à fréquenter l’espace », a expliqué Fils-Aimé Ignace Saint-Fleur, DG du BMPAD.

De surcroit, pour cette œuvre nécessaire, porteuse d’espoir pour la jeunesse et appelée à restaurer l’image de la Faculté des sciences humaines, le titulaire du BMAPD, au nom du Gouvernement haïtien, a manifesté toute la reconnaissance de la nation haïtienne au Gouvernement et au peuple japonais qui, par le truchement de leur Ambassade et de leur agence de coopération établie en Haïti, ne cessent d’offrir à l’État haïtien l’opportunité de permettre aux établissements d’enseignement détruits par le séisme du 12 janvier 2010, de se relever et de retrouver leur pleine capacité de fonctionnement afin de continuer à dispenser leur formation dans les meilleures conditions possibles.

De son côté, l’ambassadeur du Japon en Haïti, Mitsuaki Mizuno, dit tenir compte des dégâts causés par le séisme du 12 janvier 2010 et son gouvernement a pris la décision d’apporter son soutien à l’État haïtien pour réhabiliter la Faculté des sciences humaines (FASCH). Ce projet, déclare-t-il, envisage de rendre la FASCH plus fonctionnelle et augmenter la capacité d’accueil de cette entité universitaire, faisant partie du patrimoine du pays. Pour finir, l’ambassadeur souligne que cette cérémonie exprime le signe d’amitié des 2 gouvernements et permet de consolider davantage les relations entre le Japon et la République d’Haïti.

« La Faculté des sciences humaines est une entité de l’UEH qui comporte 4 départements, dont un département de sociologie, un département de psychologie, de travailleur social et un département de communication sociale. Mais, vu les dégâts causés par le séisme, cette faculté avait de grandes difficultés pour répondre à sa mission », a révélé le coordonnateur du Conseil de la FASCH, Josué Vaval, confirmant toutefois qu’au sein de la FASCH, les étudiants ont une culture propre qui leur porte à parler, à discuter et à argumenter.
Grâce aux efforts du BMPAD et de l’Ambassade du Japon, le coordonnateur croit que la FASCH va connaitre un nouveau départ avec cette réhabilitation. « J’apprécie la contribution de l’Ambassade du Japon à la FASCH pour la réhabilitation de sa bâtisse sauvagement endommagée lors du séisme du 12 janvier 2010 ».

Le recteur de l’UEH chahuté par les étudiants de la FASCH

Si les autres personnalités ont prononcé leur discours sans difficulté, quant au recteur de l’UEH, Fritz Deshommes, il a été pris à partie par des étudiants. Durant toute la durée de sa prise de parole, des étudiants, masqués tout près de l’espace où se déroulait la cérémonie, ont chahuté le recteur pour le contraindre à ne pas intervenir. Après la cérémonie, on a assisté à un vent de panique. Les étudiants ont barricadé la barrière principale pour empêcher au recteur de laisser la FASCH, qui a pu, en fin de compte, profiter du dévouement des agents de sécurité de la faculté pour quitter l’espace.

Peterson Jean Gilles



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