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Pelegrin Castillo, un ancien ministre dominicain, contre le retrait de la mission des Nations unies en Haïti

Pelegrin Castillo, un ancien ministre dominicain, contre le retrait de la mission des Nations unies en Haïti








Le départ de la MINUJUSTH programmé pour le 15 octobre 2019 préoccupe déjà les habitants de la partie est de l’ile d’Haïti. En effet, l’ancien ministre dominicain de l’Énergie et des Mines, également vice-président de la Force nationale progressiste (Parti de droite nationaliste), Pelegrin Castillo, estime que le retrait de la Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti en octobre 2019 risque d’aggraver la crise haïtienne alors que des élections sont prévues le même mois en Haïti.

Le départ de la mission des Nations unies en Haïti pour l’appui à la Justice (MINUJUSTH), le 15 octobre 2019, fait des remous dans l’autre partie de l’Ile d’Haïti. Déjà, des citoyens dominicains mettent en doute la capacité des autorités haïtiennes à gérer le pays sans la présence des Nations unies. Avec le retrait de la Mission des Nations unies en Haïti en octobre 2019 les risques d’aggraver la crise haïtienne tendent à augmenter à un moment où l’on parle des élections pour le même mois en Haïti, prévient l’ancien ministre dominicain de l’Énergie et des Mines Pelegrin Castillo et vice-président de la Force nationale progressiste (Parti de droite nationaliste).

Selon Pelegrin Castillo, les puissances internationales savent parfaitement que la situation en Haïti est très grave. « C’est pourquoi ce retrait est inacceptable pour le moment. Cela signifie simplement que si leur plan réel est de le laisser détériorer la situation davantage, cela pourrait être une occasion pour l’international, lors d’un conflit insulaire et régional, de se réengager pour longtemps dans toute l’île », a-t-il indiqué. Il estime qu’au lieu de s’abstenir, le gouvernement dominicain aurait dû adopter une position ferme et dénoncer l’inefficacité et l’insuffisance historique de l’action internationale et demander des garanties pour l’intégrité du territoire, qui ne peut pas rester dans la zone tampon de la crise haïtienne.

Par ailleurs, M. Castillo a relaté que cette crise pourrait se transformer en une crise insulaire susceptible d’affecter la paix et la stabilité non seulement de la République dominicaine, mais aussi de la région des Caraïbes. « Ce scénario est connu de tous les acteurs de la communauté internationale », précise Pelegrin Castillo.

D’un autre côté, l’ancien ministre veut croire que certains pays dans la région souhaitent lier la crise politique qui affecte Haïti à la République dominicaine. Toutefois, il exhorte les dominicains à s’organiser et à se mobiliser pour rejeter ce projet d’imposer une solution dominicaine aux problèmes d’Haïti. « Nous ne devrions pas non plus permettre à l’international de faire d’Haïti le centre d’un conflit régional qui permettrait à certains pays de détourner l’attention des principaux conflits régionaux qui touchent le Venezuela, Cuba, le Nicaragua et la Bolivie », dénonce le vice-président de la FNP.

Les déportations des Haïtiens en situation irrégulière se poursuivent

Entretemps, la direction générale des migrations (DGM) de la République dominicaine continue ses vagues de déportations massives d’Haïtiens. Dans le cadre de l’opération de rapatriement massif à la frontière haïtiano-dominicaine, 23 941 cas de rapatriement et 265 retournés spontanés ont été recensés par le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR) pour les trois premiers mois de l’année 2019. Selon le GARR, ces personnes rapatriées au cours de ce trimestre ont vécu entre 3 mois et 5 ans en République voisine. Parmi ces personnes, on compte aussi des mineurs non accompagnés.

Sur les points frontaliers non officiels de Ouanaminthe/Dajabón, le GARR a recensé 10 844 migrants rapatriés. 6 830 ont été remarqués à la frontière officielle de Carisal Elias Pina. Et, en troisième position vient le point officiel de Ouanaminthe/ Dajabón avec le dénombrement de 6089 migrants rapatriés. Le point officiel de Malpasse/Jimani a accueilli 113 rapatriés seulement pour le mois de mars, et la dernière position revient au point non officiel de Cornillon ayant été le centre d’accueil du plus petit nombre avec un total de 65 personnes en février et en mars 2019.

Faut-il rappeler, pour l’année 2018, la DGM a révélé avoir expulsé en Haïti 132,322 individus. 57,190 ont été déportés après avoir été contrôlés sur le territoire dominicain où ils vivaient en situation migratoire irrégulière, tandis que 75,132 ont été refoulés à la frontière pour non-respect de la loi migratoire en tentant d’entrer illégalement sur le territoire dominicain, d’après la DGM.


Woovins St Phard



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