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L’ONI dispose d’un nouveau système de base de données

L’ONI dispose d’un nouveau système de base de données








À quelques mois des élections, l’Office national d’identification (ONI) démarre la production d’une carte d’identité nationale biométrique. Un nouveau système qui garantira la sécurité des détenteurs de la carte. Soulignons qu’il y a de cela trois ans, l’ONI avait procédé à une nouvelle stratégie d’identification dans le but d’assurer la sécurité des citoyens. Force est de constater que ces plans visant une amélioration des services fournis par l’ONI coïncident souvent à la période précédant des élections.

L’Office national d’identification produit, depuis peu, une nouvelle carte d’identité nationale biométrique. Ce nouveau système permettrait, croit-on, une meilleure gestion de la base de données de l’ONI, car l’ancien serveur est saturé. « Plusieurs équipes s’adonnent déjà dans cette entreprise qui est d’offrir une nouvelle carte à la population. Toutefois, ce nouveau système de l’ONI s’étendra sur tout le pays et l’ancienne carte ne sera plus valide », déclare un employé de l’ONI qui requiert l’anonymat.

Depuis tantôt trois jours consécutivement, les étudiants de l’Institut supérieur d’étude et de recherche en sciences sociales (IERAH/ISERSS) font la queue à l’entrée de l’auditorium. Ce tohu-bohu a continué le mardi 16 avril 2019. Plus d’une vingtaine d’étudiants munis de leurs extraits d’archives et de leurs anciennes cartes d’identification nationales, les yeux fixés sur la porte de l’auditorium, attendent leur tour pour pouvoir s’enregistrer et obtenir la carte d’identification nationale biométrique. « Cette entité de l’Université n’est pas le seul centre apte à recevoir des gens pour l’obtention d’une nouvelle carte d’identité. Toutefois, on a jugé bon de piloter le projet dans les universités, et voir l’évolution de manière à atteindre plus de personnes », poursuit l’employé.

Bien que la plupart des étudiants ignorent l’objectif même de cette activité, ils sont nombreux à s’intéresser à l’enregistrement de cette nouvelle carte. À croire qu’ils ne se contentent que de suivre la foule qui grossit un peu plus chaque jour devant l’auditorium de la faculté. L’un des étudiants s’exprimant en ces termes confie que « l’État nous accorde quelque chose gratuitement, autant en bénéficier ».

Alors que ce déferlement d’émotions n’a pas du tout sa place dans ce paysage, car l’État se doit bien de rendre accessible le service public à ses citoyens. Ce service ne devrait en aucun cas être considéré comme une faveur. Toutefois, certaines personnes restent sceptiques face à ce service public. En raison de la période choisie par l’ONI pour réaliser son programme de nouvelle base de données.

À rappeler qu’en 2016 l’Office national d’identification avait mené une opération dans le but d’authentifier les cartes d’identification nationale. À l’époque les élections étant proches, l’ONI voulait s’assurer que les cartes étaient gardées par leurs titulaires. Elles étaient nombreuses les personnes à se précipiter dans les centres pour authentifier leurs cartes d’identité.

Car, selon ce que l’ONI tentait de faire croire à l’époque, les cartes qui n’étaient pas authentifiées ne seraient pas valides après un certain temps. Nonobstant une preuve du contraire, beaucoup de gens utilisent encore leurs cartes non authentifiées.

Pharah Djine Colin



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