S'identifier Contact Avis
 
26.05° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Des parlementaires contestent la résolution sur l’état d’urgence économique

Des parlementaires contestent la résolution sur l’état d’urgence économique








L’état d’urgence économique est déclaré dans le pays et le train de mesures proposées concerne surtout les agents de la fonction publique. Certains parlementaires ne cachent pas leur insatisfaction quant à l’inadéquation de ces mesures par rapport à la réalité actuelle.

La situation socio-économique et politique actuelle du pays est inquiétante et alarmante à plus d’un titre. De la dévaluation de la gourde à la montée vertigineuse des produits de première nécessité, les différentes catégories sociales sont affectées. Pourtant, face à cette situation phénoménale, l’administration Moïse/ Céant veut, on ose le croire, rassurer la population haïtienne. Ainsi, au trente-troisième conseil des ministres, le mardi 5 février, le pouvoir exécutif a-t-il pris une résolution pour décréter l’état d’urgence économique dans le pays.

À travers cette résolution, le pouvoir exécutif a pris un ensemble de mesures pour réduire les dépenses de l’État. En effet, la plupart de ces dispositions ne font que reprendre celles contenues dans l’arrêté relatif au train de vie de l’État publié dans le journal officiel, Le Moniteur, du 3 avril 2017. En outre, les mesures prises dans le cadre de cet état d’urgence, en dépit du fait qu’elles ne soient pas économiques, visent à contribuer à la réduction des coûts des biens de première nécessité, augmenter l’accès aux crédits pour les PME, favoriser le financement du secteur agricole, relancer l’activité économique et renforcer les programmes sociaux, selon le président de la République.

Des parlementaires mettent à nu ces mesures

Pour le sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, cet arrêté ne fait que reprendre trois arrêtés pris par le chef de l’État au début de son mandat, il y a deux ans. Ces mesures ne correspondent pas à « La situation actuelle qui est différente de celle du début du mandat du président Jovenel », a indiqué Youri Latortue. Selon lui, avec un déficit budgétaire de 39 milliards de gourdes, la situation a nettement empiré. « Ce sont des mesurettes », a martelé le chef du parti politique Ayiti An Aksyon (AAA), qui a ajouté que le problème est plus profond. « L’État dépense plus qu’il n’a », a-t-il révélé.

Suivant les dires du sénateur Latortue, les vrais problèmes résident dans le manque de transparence de la gestion des finances publiques du pays. Il déplore la passation illégale des contrats inutiles comme celui de Dermalog et l’influence de certaines autorités qui empêchent la non-taxation de certains containers dans les douanes. Il a aussi mis en cause les dépenses exagérées dans les projets d’assainissement et pour les services d’intelligence à chaque annonce de manifestation. Ce qui pose, d’après le sénateur Latortue, un problème de gouvernance et de leadership. « Il faut arrêter le show off », a fait savoir l’ancien président du Sénat pour l’année législative 2017.

De son côté, le député Alfredo Antoine a vivement critiqué ses collègues parlementaires qui, selon lui, étaient les premiers à enfreindre les mesures du gouvernement Lafontant sur la réduction du train de vie de l’État. Il demande aux parlementaires de réduire le budget du pouvoir législatif afin de montrer l’exemple. « Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) doit retrancher 50 % sur le budget du Parlement au profit d’autres secteurs », a opté le député de Kenscoff. Et, les mesures prises dans le nouvel arrêté doivent être insérées dans la loi de finances pour régulariser la décision.

Par ailleurs, Alfredo Antoine croit que la Banque centrale doit assumer sa responsabilité dans la gestion du système bancaire et le programme « Cash management ». « Ce ne sont pas les banques privées qui doivent contrôler la Banque centrale, mais à la Banque centrale de jouer son rôle de régulateur », a avancé député Antoine. Aussi, estime-t-il que la Banque centrale doit participer au contrôle des institutions telles que la NATCOM afin de protéger les mises de l’État haïtien.

En effet, au regard de la conjoncture économique qui sévit dans le pays, l’état d’urgence économique déclaré par l’administration Moïse/Céant est loin de pouvoir répondre aux desiderata de la population haïtienne en proie à d’immenses difficultés.

Woovins St Phard



Articles connexes


Afficher plus [5166]