Accueil » Diaspora » « Port-au-Prince art performance » (Papap) : Kettly Noël de retour au bercail

« Port-au-Prince art performance » (Papap) : Kettly Noël de retour au bercail

02 avril 2018, 9:06 catégorie: Diaspora308 877 vue(s) A+ / A-

La danseuse et chorégraphe

Kettly Noël lors de la conférence de presse./Photo : PAPAP.

 

Du 7 au 27 mai 2018, le monde culturel et artistique haïtien accueillera Port-au-Prince art performance (PaPap), un projet qui a pour ambition de questionner la création contemporaine avec des artistes haïtiens et étrangers. Les organisateurs ont rencontré la presse, le jeudi 29 mars 2018, à l’Institut français en Haïti (IFH) pour définir les grandes lignes de cet évènement culturel et artistique dédié à Vivianne Gauthier, grande figure et icône de la danse en Haïti. Kettly Noël, danseuse, chorégraphe et actrice née en Haïti installée à Bamako, directrice du Festival Dense Bamako Danse et du centre culturel Donko Seko, un espace de formation, de création chorégraphique et de développement de la danse contemporaine, porte, elle aussi, ce projet.

En présence notamment du directeur de l’Institut français en Haïti, Jean Mathiot, de la chorégraphe haïtienne Kettly Noël, assistée de son directeur artistique, le français Jean Luc Baillet, et de Maksaens Denis, le projet PaPap est présenté au public haïtien. Pour Kettly Noël, dont le talent de chorégraphe est reconnu et salué un peu partout à travers le monde, « PaPap est un projet de formation, d’initiation et d’insertion sociale. C’est un projet humain qui permettra d’accompagner les jeunes haïtiens particulièrement les femmes en leur donnant des opportunités immédiates pour retrouver leurs voies par le biais de la culture, de l’art et de la créativité ». « Elle compte, a-t-elle affirmé, utiliser tous les espaces pour réinventer l’art, pour bousculer la scène culturelle haïtienne, stimuler de profonds changements sociaux et promouvoir le développement durable ».

Toujours selon l’intervenante, « PaPap est une passerelle entre l’Afrique, l’Europe, l’Amérique, les Caraïbes vers Haïti pour renforcer les échanges et construire des actions communes ». Après plus de trente ans d’activités culturelles dans le monde entier, elle est convaincue que les frottements et les interactions entre différentes cultures sont un terrain fertile pour une activité tous azimuts. « J’avais envie de revenir voir le pays après tout ce temps d’absence et proposer à ma terre natale une certaine expérience enrichissante parce que je suis fatiguée de tout ce qu’on dit de mal sur Haïti à l’étranger », a-t-elle confié au journal Le National. Ce projet se fera avec des partenaires financiers et culturels. C’est un projet qui va grandir. C’est la première édition, mais Kettly Noël sera toujours là pour aide.

Avec des artistes et des créateurs haïtiens et ceux venus de l’Afrique du Sud, de la Tunisie, du Madagascar, du Sénégal, de la France, du Mali, du Canada, différentes activités seront organisées au Centre d’art, à l’Institut français, au Bas Peu de Choses, à la rue Capois, au Bel-Air, au Lycée national de la Saline et à l’École nouvelle Zoranje. Des rencontres et des moments de partage sur les danses traditionnelles et populaires, des spectacles et performances des artistes lauréats de la plateforme et des troupes folkloriques et traditionnelles de la capitale avec Ayikodans et la compagnie Jean René Delsoin sont prévus.

Des expositions photos, des projections de films, des ateliers de réflexion et de discussion autour de la place que Haïti doit occuper dans le monde avec Yanick Lahens, Michèle Duvivier Pierre-Louis, Lyonel Trouillot, James Noël, Éva Doumbia, des lectures de textes avec Léo Jean- Baptiste, de performance musicale avec Felwine Sarr et des musiciens haïtiens et des restitutions de tous les ateliers et transmissions seront au coeur de PaPap, un événement culturel et artistique majeur. « Ce projet, conçu péour Haïti, sera une réplique de ce que j’ai déjà fait à travers le monde », a conclu Kettly Noël, une artiste patriote, fougueuse et débordante d’énergie qui veut offrir d’autres alternatives à son pays.

Schultz Laurent Junior

Comments

comments

scroll to top