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Plaidoirie pour que le sport soit une priorité nationale

12 septembre 2018, 9:06 catégorie: Sport12 248 vue(s) A+ / A-

Margarette C. Graham, présidente de la FHVB./Photo haititempo.com.

 

Suite à la 6e place d’Haïti au tournoi continental de Norceca, la présidente de la Fédération haïtienne de Volleyball (FHVB), Margarette C. Graham, admet que le volleyball haïtien n’atteindra pas le haut niveau si le sport n’est pas une priorité nationale.

Le National : Haïti a gagné seulement une seule rencontre sur cinq disputées au tournoi régional de Norceca déroulé à La Havane du 26 août au 2 septembre 2018. Quelle leçon peut-on tirer de la participation de l’équipe haïtienne des U-21 à cette compétition régionale ?

Margarette C. Graham : 1- La façon dont le sport, dans son ensemble, est géré en Haïti ne nous permettra jamais d’atteindre le haut niveau et d’être vraiment compétitifs au niveau international. Je souhaite ardemment que nos dirigeants politiques fassent du sport, de la pratique sportive, une priorité nationale. Nous ne pouvons pas continuer à traiter notre jeunesse en parents pauvres. Un sélectionné, appelé à défendre les couleurs de son pays, ne peut pas avoir à se soucier de son « primum vivere » – nourriture, logement, transport, écolage. Une prise en charge par l’État (comme cela est fait en République dominicaine) s’impose. Notre jeunesse est un réceptacle de richesses et de talents, une mine d’or qui n’attend qu’on lui tende la main, qu’on l’encadre, qu’on la mette en valeur pour qu’elle s’extériorise pleinement et qu’elle nous aide, par le biais d’une pratique sportive saine, méthodique, sérieuse, et compétitive régionalement et internationalement, à changer sa vie, notre vie ainsi que la perception que le monde a de notre pays.

2- Le processus de détection de jeunes talents doit systématiquement mettre l’accent sur la taille. Nous avons eu affaire à des joueurs cubains, américains, canadiens de plus de deux mètres de haut et en majorité dans leurs équipes respectives. Nous devons, dorénavant, compter sur des joueurs de grande taille pour nos sélections.

3- Des matches de préparation amicaux nous font défaut. Souvent, nous arrivons aux compétitions un peu dénudées et cela nous coûte des matches que, autrement, nous aurions pu facilement gagner.

4- Nos défaillances au niveau réception et défense, connues avant le tournoi, mais mises à nu durant le tournoi, doivent faire l’objet d’un plan de redressement par notre équipe technique, ce, à l’échelle nationale. Ce sont là les principales leçons tirées.

Le National : À part ce tournoi, la FHVB a-t-elle d’autres tournois internationaux à honorer avant la fin de l’année de 2018 ?

Margarette C. Graham : Pas d’autres rendez-vous internationaux pour le reste de l’année. Les prochains sont pour l’année à venir. Pour toutes les catégories d’âges, femmes et hommes.

Propos recueillis par

Marcel Antoine

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