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Pierre-Marie Boisson en faveur de l’ajustement du salaire minimum

03 octobre 2018, 8:14 catégorie: Economie9 349 vue(s) A+ / A-

L’économiste, Pierre-Marie Boisson.

 

Selon les données disponibles, en Haïti, l’inflation s’accélère à environ 14% pour ces derniers mois. Une situation qui est très préoccupante de l’avis de plus d’un. Pour l’économiste, Pierre-Marie Boisson, l’accélération de l’inflation dans le pays a une grande conséquence sur le salaire minimum. « Plus l’inflation sera élevée, plus il est nécessaire d’ajuster le salaire minimum », a déclaré l’économiste Pierre-Marie Boisson sur les ondes de la Radio Télé Métropole.

Pendant ces derniers jours, le débat concernant l’ajustement du salaire minimum fait rage dans la société haïtienne. Plusieurs voix s’élèvent au niveau de la classe possédante pour qu’il y ait un ajustement du salaire minimum à plus 500 gourdes. Il s’agit des hommes d’affaires, Reginald Boulos et Dimitri Vorbe. De son côté, l’économiste Pierre-Marie Boisson voit de bon oeil un ajustement du salaire minimum en tenant compte de l’inflation qui ne cesse de grimper.

L’accélération de l’inflation qui met l’État central dans une situation de faire des ajustements du salaire minimum pourrait constituer un facteur répulsif pour les investisseurs étrangers, si l’on croit les propos de Pierre-Marie Boisson. Il invite l’État à encourager la compétitivité pour augmenter le niveau de la taxation. Car, dit-il, la paralysie de la compétitivité aura pour conséquence de réduire le niveau de taxation de l’État. « 75% des recettes de l’État proviennent de la taxation des investissements », a indiqué l’économiste.

Selon lui, plus d’un milliard de dollars américains proviennent de l’exportation de biens alors que 500 millions de dollars US viennent des exportations de services. Cependant, souligne-t-il, les exportations de biens et de services sont frappées par des crises durant ces derniers jours. Ce qui a affecté ce secteur. « Cette situation traduit un retard considérable des exportations dans le pays », a-t-il déploré.

Plus loin, il dit croire que l’exportation peut créer plus d’emplois dans le pays si tout était en place. « L’exportation, aujourd’hui aurait dû créer plus de 60 mille emplois dans le pays », a fait remarquer l’économiste, soulignant qu’on a 52 mille emplois dans le domaine d’exportation dans le pays.

À titre de rappel plusieurs mouvements sont déclenchés par les employés le secteur de sous-traitance dans l’idée d’avoir un ajustement salarial minimal à 1000 gourdes en vue de répondre à leurs besoins. Cette revendication semble n’être pas prise en compte par le Conseil supérieur des salaires (CSS.

Cluford Dubois

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