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Nord-Ouest : le nombre des PV/VIH tend à la baisse

04 décembre 2017, 11:08 catégorie: Actualité585 vue(s) A+ / A-

Sur un total de 91,142 dépistages réalisés dans les institutions sanitaires du Nord-Ouest,

d’octobre 2016 à novembre 2017, un total de 1,210 personnes se révèlent porteuses du VIH/SIDA. Ce chiffre dénote pourtant une baisse considérable de l’effectif des personnes vivant avec le virus de cette épidémie dans le département du Nord-Ouest, comparativement à la période précédente où plus de gens s’étaient trouvés en contamination, selon les données chiffrées présentées, à l’occasion de la journée mondiale du VIH/SIDA, par Miss Gabie Dorélien, responsable de communication communautaire à la Direction sanitaire du Nord-Ouest.

Cette diminution du nombre des personnes atteintes par le virus du VIH/ SIDA dans la région du Nord-Ouest serait le résultat d’une vaste campagne de sensibilisation à travers les centres hospitaliers du département et d’autres institutions partenaires s’engageant dans la lutte contre la propagation de la maladie, à en croire les propos de Miss Gabie Dorélien, estimant que cette bataille interpelle la responsabilité de tout un chacun. « Nous voulons que personne ne soit exclu dans cette lutte, en vue d’atteindre l’objectif fixé pour les douze prochaines années. Où l’on devra arriver à zéro nouvelle infection du VIH/SIDA d’ici 2030 », a-t-elle martelé.

Parallèlement, les personnes vivant avec le virus du VIH dans le département du Nord-Ouest sont fortement prises en charge dans les différents centres hospitaliers dans la région, où des stocks de médicaments sont disponibles pour une véritable prise en charge de ces patients, selon les prévisions du responsable de communication communautaire à la DSNO. « Les PV/ VIH ont la possibilité de réclamer leurs lots de médicaments partout où ils désirent, car toutes les structures de prise en charge sont établies dans les 11 communes et certaines sections communales du département du Nord- Ouest », a soutenu Miss Gabie Dorélien, tout en souhaitant que les patients (PV/ VIH) s’administrent méthodiquement les doses et les indications pour éviter toute autre complication de leur situation.

Cependant, ce qui reste encore à combattre c’est la stigmatisation dont sont victimes les personnes atteintes du VIH/SIDA et qui fait, souvent, que les patients ne veuillent que personne ne soit au courant de leur statut sérologique. « On a toujours tendance à pointer du doigt les personnes vivant avec le virus et à s’écarter d’elles », a déploré Miss Gabie Dorélien, estimant que les séropositifs sont des personnes à part entière, et de ce fait, ils doivent jouir de tous leurs droits malgré leur statut sérologique.

À rappeler que dans le cadre d’une campagne de sensibilisation continue, les responsables au niveau de la direction départementale du ministère de la Santé publique et de la population avec l’appui des ONG ont réalisé des émissions de radio, des rencontres avec les responsables des institutions sanitaires et certains groupes de jeunes en vue de les motiver et de les expliquer les précautions à prendre pour se protéger contre le virus du VIH/SIDA. Ces messages préconisent l’abstinence et un comportement responsable traduit d’abord par l’utilisation des préservatifs dans les relations sexuelles.

La responsable de communication communautaire à la Direction sanitaire du Nord-Ouest, Miss Gabie Dorélien croit nécessaire et important que chacun connaisse son statut sérologique. C’est pourquoi elle invite toute la population du Nord-Ouest (jeunes et adultes) à se présenter dans les différents centres hospitaliers du département pour effectuer des tests de dépistage. « C’est mieux de connaître son statut sérologique. Cela permettra de savoir quelle précaution à prendre, soit pour diminuer les risques de complications pour ceux qui en sont atteints ou pour éviter de contaminer des partenaires », a-t-elle expliqué.

À noter que depuis déjà quelques années, le nombre de patients du VIH/ SIDA ayant accès au traitement est en hausse. Et ces derniers acceptent de consommer les médicaments et suivent minutieusement des dosages. « Ce qui est un signe encourageant », a laissé croire Miss Gabie Dorélien.

Marc Edy Ossam

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