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Le Mopod dit oui à la commission de vérification, mais non au maintien de Privert au pouvoir après le 14 mai

26 avril 2016, 12:36 catégorie: Actualité974 vue(s) A+ / A-

Un des dirigeants du Mopod, Serge Jean-Louis. / Photo : Alterpresse

 

Le dirigeant du Mouvement patriotique populaire dessalinien (Mopod), Serge Jean-Louis, se dit favorable à la mise en place de la commission d’évaluation électorale, tout en rejetant le maintien du président Jocelerme Privert au pouvoir après le 14 mai 2016.

« Avant d’applaudir, nous attendons la remise du rapport de la commission qui doit établir les faits tels qu’ils se sont passés », souligne Jean- Louis, invité à l’émission sur la station en ligne AlterRadio.

L’ancien député de la 45e législature souhaite que la vérification des résultats des scrutins des 9 août et 25 octobre 2015 puisse permettre de repérer, entre autres, les fraudes et les candidats bien ou mal élus.

 Le comportement de la communauté internationale, affiché contre la mise en place de la commission de vérification électorale, soulève des doutes quant à son rôle dans les élections controversées de l’année dernière, affirme-t-il.

Le secrétaire d’État américain, John Kerry a affirmé que la patience de la communauté internationale à ses limites, face aux retards du processus électoral.

Kenneth Merten (ancien ambassadeur en Haïti, d’août 2009 à juillet 2012) s’est affiché, dans les médias, contre l’exigence légitime du peuple haïtien de créer une commission d’évaluation et de vérification du processus électoral de 2015.

Une commission a été formée pour rétablir la sincérité de ces scrutins, comme l’exigent plusieurs secteurs sociaux et politiques.

Un arrêté devrait être publié incessamment dans le journal officiel « Le Moniteur » pour rendre public les noms des cinq membres de cette commission.

Par ailleurs, Jean-Louis rejette la solution donnée comme issue à la crise politique, suite à l’accord politique du 6 février trouvé entre l’exécutif sortant et le parlement qui font aussi, selon lui, partie du problème.

Une solution institutionnelle à travers la cour de Cassation aurait été meilleure pour le pays parce que les pouvoirs législatif et exécutif actuels se trouvent maintenant confondus, après l’accord du 6 février 2016, regrette-t-il.

Mobilisation contre le maintien de Privert après le 14 mai

Le dirigeant de la table de mobilisation du Groupe des huit candidats à la présidence (G-8) appelle à la mobilisation pour forcer Privert à respecter l’accord qui prévoit l’entrée en fonction d’un nouveau président élu, le 14 mai 2016.

Il faut un nouvel accord après le 14 mai en vue de s’inscrire dans une démarche visant à ne pas prolonger le mandat de Privert, prône Jean-Louis.

 

Source : Alterpresse

 

 

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