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Des Mexicains apprennent le folklore haïtien

07 décembre 2017, 8:35 catégorie: Culture5 892 vue(s) A+ / A-

Séance d’entrainement aux danses haïtiennes à Mexico.

 

Dans le cadre d’un échange culturel entre Haïti et Mexique, du 5 au 13 décembre 2017, des danseurs professionnels mexicains de l’institut de danse Salseros Toluca apprennent des rythmes du folklore haïtien.

La danse haïtienne se valorise davantage à l’échelle internationale. En effet, des danseurs professionnels mexicains participent à une session de formation sur le folklore haïtien du 5 au 13 décembre 2017. Ce qui entre dans le cadre d’un échange culturel entre ces deux pays.

Le Ibo et le Yanvalou sont les deux principaux rythmes enseignés dans cette formation. Ce qui permettra aux danseurs de l’institut de danse Salseros Toluca de prendre connaissance de la culture haïtienne : une initiative du directeur de l’institut de danse Salseros Toluca, Juan Carlos Gonzalez Guzman, de concert avec celui de l’institut de danse Baresi Latino des Cayes, Franck Jérôme.

Les participants, dès le premier jour de formation sur le Ibo, n’ont pas voilé leur contentement de danser le folklore haïtien : une culture pour laquelle ils disent avoir une certaine appréciation. Cette dernière, expriment-ils, est liée à l’histoire du pays, Haïti, et fait remonter jusqu’en Afrique à qui on attribue l’alma mater de la danse traditionnelle haïtienne, car les gestes, les pas, les expressions et autres font remonter à l’esclavage des noirs, débuté dans le continent africain.

Outre l’enseignement de Ibo et du Yanvalou, la délégation haïtienne enseigne aussi le Bachata et le Kizomba aux danseurs mexicains alors que ces derniers, à leur tour, enseignent aux danseurs haïtiens la Cumbia et la Polka, deux principales danses du Mexique.

 Le directeur de l’institut de danse Salseros Toluca, Juan Carlos Gonzalez Guzman, se montre satisfait des premières séances sur le Ibo. Il dit avoir pris cette initiative afin d’élargir le champ culturel de ses danseurs. Faire des échanges culturels avec d’autres pays est, selon lui, une bonne stratégie de mettre les danseurs de Salseros Toluca au coeur de l’industrie de danse internationale. « Une occasion aussi de valoriser son institut de danse », a-t-il renchéri.

 Juan Carlos Gonzalez Guzman précise que cela s’inscrit dans une démarche bi-annuelle. Chaque semestre, il invite des écoles de danse d’autres pays à venir partager leur culture avec son institut. Après Porto-Rico, Cuba, la Colombie, le Costa-Rica et la République dominicaine, c’est à Haïti de valoriser davantage sa culture dans ces séries d’échange.

Satisfaction partagée du côté du directeur de l’institut de danse Baresi Latino des Cayes, Franck Jérôme. Ce dernier se plie devant les félicitations des danseurs mexicains qui n’ont pas aménagé leur appréciation par rapport au folklore haïtien.

 Edver Serisier

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